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Racisme, fascisme et autres…
Société & Politique Jean-Charles Conti

Racisme, fascisme et autres…

Racisme, fascisme, colonialisme, capitalisme, impérialisme… procèdent de la même origine : dominer autrui. Il s’agit du pouvoir sur… que j’ai nommé « pouvoir toxique » dans le podcast « Les deux pouvoirs ». Il est toxique notamment parce qu’il ne sait pas s’autolimiter.

Nous naissons tous altruistes et potentiellement égoïstes à partir de l’âge de deux ans. De même, démocrates et tyrans, antifascistes et fascistes, antiracistes et racistes, etc. Ainsi la démocratie représentative contient en germe le racisme, le fascisme et toutes les autres formes de dominations sur autrui. Les démocraties sont nées de la famine des peuples. Les nouveaux gouvernants partagent le pain, puis retournent à leurs dérives en accumulant les richesses et les ressources de la Nature sur le dos des peuples. Et ce cycle infernal se reproduit depuis environ cinq mille ans, sous une forme ou sous une autre. L’histoire bégaye.

Pour comprendre ce processus universel, il faut distinguer le peuple lui-même et ses dirigeants-dominants. S’agissant du peuple, le processus est simple : plus l’argent (donc l’ensemble de l’économie) est détourné vers les riches, plus sa pénurie (pouvoir d’achat, services publics en déshérence…), pousse la pensée commune à se droitiser, voire s’extrême-droitiser. Ce mouvement est récurrents dans l’histoire des démocraties (cf. La mort des démocraties de Steven Levitsky et Daniel Ziblatt).

Livre : La mort des démocraties

Parallèlement, les dirigeants droitisent et extrême-droitisent leur discours ce qui vient conforter, accompagner le mouvement populaire face à l’argent détourné. Pourquoi ? Là encore c’est aussi simple : pour garder leur pouvoir politique et économique (toujours l’argent). Ce processus universel où les peuples dominés et leurs dirigeants dominants se répondent mutuellement s’explique donc aisément. Tant que nous ne comprendrons pas que la racine du racisme, du fascisme et autres discriminations provient d’une dérive de notre libre-arbitre penchant naturellement (depuis l’âge de deux ans) vers la pente confortable de l’égoïsme au lieu de l’ascension vers l’effort qu’impose l’altruisme, nous ne saurions y répondre.

Comment y répondre ? En acceptant notre nature double avec ses deux versants, tels que nous sommes faits. Autrement dit, on ne répond pas au mal par le mal mais par le Bien. On ne répond pas au racisme et au fascisme par l’antiracisme ou l’antifascisme mais en enseignant et diffusant l’étude des « valeurs universelles » du cœur, donc de la vraie démocratie. Car, rappelons-le : nous naissons tous d’abord démocrates ! Inutile de se battre les uns contre les autres, car nous sommes tous faits du même bois. En revanche, chacun cherche à dominer comme il le peut, selon ses forces et ses faiblesses. Je n’aime pas l’extrême-droite politique parce qu’elle est dangereuse, mais ses électeurs sont mes frères comme les autres.

L’histoire bégaye. Des historiens, comme l’excellent Johann Chapoutot, montre avec pertinence les analogies entre les années 1930 du nazisme naissant et l’extrême-droitisation de notre époque. De même, les sociologues, comme Félicien Faury, dans Des électeurs ordinaires aux Editions du Seuil, qui montre, outre la question du racisme, le lien social entre l’économie et le vote du RN, qu’il nomme étrangement « Economie morale ». Morale : dans la mesure où l’Etat redistribue d’abord, selon eux, aux immigrés qui ne travaillent pas ou peu. Sauf que dans les deux cas, historiens et sociologues ne se glissent pas jusque dans la profondeur du processus universel que je décris.

Par exemple, notre sociologue aperçoit que les votants du RN accusent leurs propres dominés de leur voler le pain de la bouche (les immigrants basanés), mais pas les vrais dominants (la finance en col blanc) qui s’enrichissent réellement sur leur dos. Pourquoi ne voit-il pas qu’il met le doigt sur le réel problème qu’il étudie ? Dominer autrui. Le pouvoir toxique sur autrui.

Que raconte Marine à ses électeurs depuis 15 ans ? Que si elle était élue Présidente de la France (ou Jordan en 2027), ils deviendront enfin les dominants et ne seront plus dominés par des Français de papier. Evidemment, ce que les électeurs du vote RN, comme les autres, ignorent, par une sorte d’aveuglement presque volontaire, c’est qu’ils resteront des dominés par la finance européenne et mondiale. Et c’est en ce sens que je vous invite à parcourir le site www.aucoeurdespeuples.org. Dans lequel je tente de montrer que seule la démocratie directe peut nous sauver.

Pourquoi ? Parce que c’est la seule à permettre d’instaurer un « pouvoir en commun » tant au niveau des communes, départements que la Nation. Les services publics et les entreprises suivront le mouvement… Qu’attendons-nous ?

Grand merci pour votre patience.
Jean-Charles Conti, le 03 avril 2026, à Draguignan

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