
Pourquoi voter Mélenchon ?
Depuis la Révolution française, la Droite (noblesse et clergé assis à droite du Roi) défendait évidemment les riches et la Gauche (le Tiers état à gauche du Roi) protégeait les pauvres. Et c'est toujours le cas.
Sauf que depuis 1983, en France, la Gauche n'est plus à gauche, puisque sa classe politique a revêtu les habits du capitalisme néolibéral. C'est-à-dire l'austérité pour le peuple et l'argent public déversé dans les poches des riches (cf. divers podcasts à ce sujet). Cette politique, d'année en année, a creusé les inégalités et la dette souveraine. Les écarts sont devenus, après 40 ans de politique néolibérale, abyssaux de part et d'autre.
À ce constat économique indéniable vient s'ajouter l'état du monde écologique littéralement catastrophique et la crise climatique qui désormais surchauffe. Or ces deux constats se rejoignent tant dans leur cause commune que leurs conséquences. La cause de l'état actuel du monde écologique réside dans notre économie extractiviste sans limite. Et la cause des inégalités de richesse et de pauvreté provient de la même économie néolibérale.
Côté conséquences, elles sont multiples dans la mesure où tous les domaines de la vie humaine sont impactés (délabrement des services publics c'est-à-dire le patrimoine des pauvres, diminution radicale des aides publiques, augmentation de la pauvreté dans les pays développés…). Mais aussi au niveau écologique (acidification des océans, artificialisation des terres cultivables, dévastation des forêts, 80% des insectes volants ont disparu ce qui détruit tout le vivant sur terre…).
Qu'observons-nous au niveau politique, surtout à l'approche de la présidentielle ? Deux niveaux de conscience. D'un côté, l'ensemble des partis politiques qui cherchent à conserver le même modèle économique. Ce sont tous des « conservateurs » qui tentent en vain de trouver un nouveau modèle de gouvernement. Évidemment, ils pédalent dans la choucroute. Et pour cause, on ne fait pas du nouveau avec de l'ancien. D'où nous constatons, nous le peuple, un vide programmatique. Les discours sont tout aussi creux, avec des promesses toutes aussi contradictoires à leurs mesurettes. Et ceci que l'on soit Rassemblement national, à Droite et macroniste ou à Gauche, écologistes et même communistes. Tous feignent d'ignorer la description factuelle du monde actuel, sans parler des guerres impérialistes et des massacres de populations civiles. Lesquels sont aussi motivés par le même système économique néolibéral : extraire leurs richesses, comme le Venezuela…
Qui peut nier ce constat écologique, économique et politique ? Réponse : toute la classe politique et financière, exceptés Mélenchon et ses Insoumis. Vous me voyez désolé face à toutes celles et ceux qui ne l'aiment pas. Mais elles et ils vont devoir régler un dilemme moral. Et c'est le propre de la politique : trancher face à un dilemme moral. Conserver ce monde malade livré demain à nos enfants ou l'espoir de le guérir ?
On peut bien évidemment ne pas apprécier le bonhomme ni sa gouaille pied-noir. Mais depuis qu'il a quitté le parti socialiste en 2008 (parce qu'il pratiquait une politique de Droite), il est l'architecte d'un parti et d'un programme avec constance et patience. Mais surtout, il a su analyser l'état du monde, précisément celui que je viens de rappeler. Son programme possède un seul objectif : changer le monde actuel. Un programme à la fois social et écologique. On ne fera pas d'écologie sans social et inversement. Ce programme est d'une densité remarquable sur tous les sujets concernant la vie humaine. Il est aussi remarquable parce qu'il est unique face aux autres programmes. Unique dans la mesure où il a demandé l'intervention d'un nombre considérable d'universitaires, d'experts et de sachants. Il n'a pas été écrit par M. Mélenchon, mais il en a été l'architecte, l'esprit analytique et synthétique. C'est pourquoi ce programme résistera après son départ de la vie politique.
Il a donc compris ce que le peuple subissait. On peut discuter de ses intentions personnelles ; ce qui n'a que peu d'importance. En réalité, ce qui importe c'est le symbole et l'espoir qu'il représente actuellement, derrière un programme qui propose un autre avenir. Sera-t-il un bon Président ? Peut-être ou peut-être pas. Pourra-t-il appliquer son programme en partie ? Peut-être ou pas ! Mais ce qui importe, c'est l'élan vital que les Insoumis porteront jusqu'au sommet de l'État. Mélenchon disparaîtra tandis que cet élan vital persistera. Plus encore, il faut espérer qu'il ouvrira un nouvel avenir et qu'il sera soutenu par un peuple actuellement en désarroi.
L'homme politique, en soi, est donc secondaire, c'est le programme qui importe. C'est une sixième république, plus démocratique et moins monarchique qui importe. C'est impulser le bon chemin, celui qui protégera la planète et ses vivants. Celui qui réduira les inégalités et permettra aux pauvres de mieux vivre.
Y aura-t-il des obstacles ? Ils sont immenses. D'abord économiques et financiers. Mais le plus gros obstacle réside dans l'humain : sa pensée. Penser la vraie démocratie, corriger la pensée raciste et autres discriminations, s'ouvrir au sens du partage, restituer une morale à la politique, et surtout réactualiser l'ensemble des « valeurs universelles ». Côté économique, il va falloir repenser la notion de travail en voie de disparition, le revenu à vie et considérer un concept qui est cher à mon cœur : l'« argent magique ». Il est la clé fondatrice d'une nouvelle économie (cf. le podcast l'argent magique, ça existe). Mélenchon n'en est pas encore là, mais ça viendra…
Dernier point. Pourquoi croyez-vous que depuis dix ans, un empressement politico-médiatique banalise l'Extrême-droite et ostracise la France insoumise ? Pourquoi une Le Pen revient dans l'arc républicain et un Mélenchon en est exclu ? Rappelons que Marine Le Pen renomme le FN en RN en 2011 et Jean-Luc Mélenchon crée son parti en 2016. La réponse est donc simple. Qui représente depuis dix ans un danger politique pour tous les « conservateurs » de ce monde malade ? Qui, a contrario, veut combattre le capitalisme néolibéral destructeur de la planète ? Quelle classe sociale en profite le plus ? Pourquoi neuf milliardaires possèdent-ils 90% des médias, chaînes TV et éditeurs ? Pour diaboliser le représentant d'un vrai programme qui leur fait peur. J'ai dénombré au moins trois livres avec comme seul objectif : le salir.
En synthèse, uniquement parce que je ne veux plus de leur monde pour mes enfants et les générations futures, je voterai Mélenchon…
Si vous souhaitez aborder notre nature double, avec son versant spirituel, une autre approche de la politique et sa transcendance innée, la différence de nature entre conscience et raison et celle des « deux pouvoirs », je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous le processus démocratique universel inné, celui que défend Mélenchon, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » aux peuples et bâtir un monde libre et en paix. D'un paradis terrestre, nous en avons fait il y a 5.000 ans un enfer. Il ne tient qu'à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne supporte plus nos mensonges politiques, écologiques et économiques !
Jean-Charles Conti, Draguignan, le 3 juillet 2026
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