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Pourquoi la division de la Gauche ?
Politique Française Jean-Charles Conti

Pourquoi la division de la Gauche ?

Que se passe-t-il à Gauche en préparation de 2027 ? Rien d’étonnant. La question de fond réside dans le programme. Comme d’habitude, il y a le bon et le mauvais. Le mauvais c’est simple : c’est celui qui s’oppose au Bien commun des peuples. C’est-à-dire le programme économique néolibéral doté d’un capitalisme de compétition, extractiviste, qui laisse croire que la croissance serait illimitée. Ce programme économique débuta le 15 août 1971. Ce jour-là, Richard Nixon raya d'un trait de plume le système monétaire mondial, imposé par les mêmes Américains favorisant le dollar, en 1944 à Bretton Woods. Résultat. Toutes les lois bancaires, financières et économiques, internationales et nationales, vont depuis dans une seule direction : voler les bénéfices du travail des peuples en instaurant une économie de spéculation (cf. « Le drame de la spéculation »).

Le bon ? Il a vu le jour en France le 10 mai 1981 avec l’élection de François Mitterrand (j’ai voté pour lui) doté d’un « programme commun » avec les communistes. Deux ans plus tard, les communistes sont exclus et Mitterrand applique le mauvais. Depuis la Gauche est néolibérale sans l’avouer explicitement. Le 10 février 2016, Jean-Luc Mélenchon crée les Insoumis en vue d’incarner le bon programme au service des Français. Il crée une dynamique positive avec une solide équipe qui partage le même idéal. Evidemment, Mélenchon espère devenir Président de la France, lui et pas un autre, (dans les règles de la Vème République) afin d’appliquer son programme au sein d’une VIème. Ce qui a occasionné une regrettable purge des Insoumis historiques, lesquels réclamaient plus de démocratie. Autrement dit que Mélenchon cède sa place. Querelle d’ego ridicule ! Du coup, ils sont orphelins.

Quoi qu’il en soit, Mélenchon tient le gouvernail et trace son chemin vers les élections de 2027. A Gauche, il est donc le seul à proposer un programme, certes imparfait, mais proche du bon programme social et économique. Du moins le meilleur possible actuellement. Dès lors, l’autre Gauche, dite à tort selon moi sociale-libérale, n’a plus de programme en rupture avec celui des Droites et l’Extrême-droite. Ce qui explique la déroute des cadres socialistes et autres formations se revendiquant à Gauche. En clair, ils ne s’accordent sur aucun programme tout simplement parce qu’il n’y en a pas d’autres, à leur disposition, que le programme économique d’austérité néolibéral. Celui qu’incarne les Droites et le Centre-droit (côté Extrême-droite, rien n’est vraiment clair à dessein).

En conclusion, la Gauche néolibérale (car c’est son vrai nom) devrait disparaître afin de clarifier les débats entre une vraie Droite néolibérale et une vraie Gauche anti-néolibérale. Entre une économie néolibérale et celle que je propose, une économie au service des peuples (cf. « L’économie spirituelle » dotée d’un « Capitalisme coopératif »).

Cependant, le problème de fond de la Gauche mélenchoniste réside dans le fait qu’elle se bat contre la finance mondiale en collusion avec la grande majorité des gouvernements de la planète. A ceci, il faut ajouter le discours hypocrite, mensonger, des Droites françaises qui masque leur politique économique néolibérale contre les peuples. Cependant, pourquoi, contre toute attente, le peuple glisse vers les Droites ? Mon théorème de l’égoïsme en politique dit ceci : « Plus une société s’enfonce dans l’égoïsme, moins les fruits du travail sont partagés, plus le peuple s’appauvrit et les riches s’enrichissent. » Conséquence : plus le peuple prend peur, plus il glisse vers la pente de l’Extrême-droite. Pourquoi ? Parce que la Droite symbolise depuis la Révolution française le pouvoir de l’argent (la noblesse, les nantis) et la maîtrise des rouages économiques. Voilà le problème de Mélenchon et des siens. Or, au lieu de s’attaquer de front à cette question économique essentielle se répercutant directement sur le pouvoir d’achat, ils s’obnubilent le plus souvent, à répondre aux accusations d’antisémitisme, sur la question du racisme et autres discriminations. Sauf que ce n’est pas le vrai problème : il est nécessairement rivé au système économique en vigueur depuis Adam Smith et les suivants : « Que le peuple se taise ! » Formule reprise explicitement par le néolibéralisme (cf. Libéralisme, néolibéralisme, définition »).

Si vous souhaitez mieux comprendre le fonctionnement d’une économie néolibérale et son capitalisme sauvage, je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous le processus démocratique universel inné, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » aux peuples et bâtir un monde libre et en paix. D’un paradis terrestre, nous en avons fait il y a 5.000 ans un enfer. Il ne tient qu’à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne supporte plus nos mensonges politiques, écologiques et économiques ! J’insiste : le vrai problème programmatique des présidentielles de 2027 réside dans le système économique invoqué. C’est pourquoi j’ai proposé une « Economie spirituelle » dotée d’un « Capitalisme coopératif » au seul profit des peuples. Les ultra-riches peuvent quitter la France ! De toutes les manières, la Nature, celle qui nous porte, nous nourrit, nous vêt et nous loge, ne les supporte plus.

J’invite aussi M. Mélenchon à y réfléchir s’il veut s’assurer une victoire. Je ne sais s‘il va gagner ou pas. Mais s’il perd, la cause résidera dans le manque de clarification du système économique auquel il adhèrera vraiment. Car, cette fois-ci, il a tout pour gagner et c’est sa dernière chance !

Grand merci pour votre patience.
Jean-Charles Conti, Draguignan, le 14 mai 2026

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