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Politique internationale 2027
Politique Internationale Jean-Charles Conti

Politique internationale 2027

Le monde est instable ! L'ancien encore-là, le nouveau déjà-là. Mais de quel côté va-t-il basculer ? La guerre ou la paix ? La démocratie ou le néofascisme ? La compétition ou la coopération ? Durant cette période de transition, laquelle peut durer plusieurs dizaines d'années, la politique internationale s'avère tout aussi importante que celle du pays.

Le monde comporte 195 pays (dont le Vatican et la Palestine). En 2026, selon la Croix-Rouge, on compte plus de 130 conflits armés actifs, dont environ 65 conflits impliquant au moins un État. À ceci, il faut ajouter les guerres économique et climatique. L'une alimentant l'autre de manière systémique. L'interdépendance entre les peuples s'avère plus que jamais une réalité géopolitique subtile et décisive.

Or en France, élire un Président c'est d'abord remettre entre ses seules mains toute notre politique internationale et notre représentation à l'étranger. Dans ce monde globalisé, dicté par une économie néolibérale ravageant la planète et nécessitant sans cesse des guerres afin d'alimenter les bénéfices des complexes militaro-industriels, notamment et surtout celui des États-Unis, la géopolitique pénètre directement ou indirectement nos vies quotidiennes. Qu'il s'agisse de l'Ukraine ou l'Iran (détroit d'Ormuz), étrangement le prix à la pompe augmente du jour au lendemain et les multinationales liées au pétrole engrangent des bénéfices mirobolants sur le dos des peuples.

Or en politique étrangère, il n'y a que deux lignes : la bonne et la mauvaise. La bonne recherche à tout prix la PAIX mondiale, tandis que la mauvaise joue sur les opportunités du moment sans une réelle colonne vertébrale idéologique claire et assumée. Autrement dit, au niveau philosophique, la mauvaise travaille sur la compétition, ce que recherche sans cesse la pensée néolibérale, tandis que la bonne se consacre à la coopération.

Certes, tous les partis revendiquent la souveraineté de la France, mais la majorité reste alignée sur la politique américaine en compétition avec la Chine, tandis que celle de Mélenchon repose sur le principe du non-alignement coopératif, la sortie de l'OTAN et la contestation du leadership américain au profit d'un ordre mondial fondé sur l'ONU, regroupant 193 pays, et le droit international.

Rechercher la PAIX suppose donc de parler avec tous les dirigeants, sans exception, quelle que soit leur idéologie politique du moment, comme la Chine, l'Inde, la Russie ou l'ensemble des pays africains. Plus encore, Mélenchon propose une politique des « causes communes » entre pays coopérants. Il en voit quatre : l'espace, la mer, le numérique et la santé publique. Dans la mesure où la santé publique, dit-il, dépend aujourd'hui notamment de l'état de pollution de la planète.

Outre la PAIX, la crise écologique et climatique nécessite évidemment de travailler en coopération au niveau planétaire. Comment ? En étant guidé par une posture morale sincère et adéquate à chaque situation conflictuelle. C'est la posture morale qui importe tant en politique intérieure qu'en géopolitique. Personne ne connaît l'avenir et ses bouleversements, toujours en mouvement et instable. Seule une morale internationale, guidée par les « valeurs universelles » parlant à tous les êtres humains, permettra à notre Président de répondre positivement et avec bienveillance dans l'intérêt de chaque pays, petits ou grands, puissants ou pas. La vision égoïste doit céder sa place à la vision altruiste !

Ainsi, contre le G7 et le G20, qu'il juge dépassés par la multipolarité du monde actuel, le chef des Insoumis défend l'ONU comme la seule instance légitime représentant l'ensemble de l'humanité. Laquelle possède son propre commandement militaire, indépendant de l'OTAN. De même, le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement), agence principale de l'ONU, est chargé du développement international. Actif dans environ 170 pays pour éradiquer la pauvreté et réduire les inégalités. Notamment en renforçant la résilience des pays face au changement climatique et aux catastrophes, le PNUD encourage la gouvernance démocratique et la paix, conforme à la philosophie humaniste, notamment celle de Mélenchon (cf. actualité Philosophie des Insoumis).

Répétons-le, sa vision géopolitique s'avère guidée par un non-alignement de coopération, cherchant à s'extraire de la logique des blocs traditionnels occidentaux. Comme ouvrir un dialogue avec M. Poutine, dès l'arrêt des combats, pour bâtir de nouvelles garanties de sécurité mutuelle en Europe. Pour les Insoumis, l'OTAN et autres organisations militaro-industrielles cherchent plutôt la guerre que la paix. Tandis que l'ONU serait capable d'organiser des élections permettant aux peuples en question de s'autodéterminer quant à leurs frontières, comme l'Ukraine, Gaza ou les conflits récurrents entre l'Inde et le Pakistan.

De même, il s'agit de retrouver le chemin du désarmement nucléaire, à commencer par le Moyen-Orient, comme ce fut le cas avec l'Iran avant que M. Trump s'en désengage et ne provoque une situation pire qu'avant. Il en est de même entre l'Inde et le Pakistan, lesquels possèdent aussi l'arme nucléaire. En un mot, il faut travailler sans relâche pour la paix, sachant que cela ne se fera pas en un claquement de doigt, dit-il.

Enfin, il s'agit d'élaborer une vision universelle qui propose un projet idéal pour l'humanité : un projet de PAIX, notamment économique, écologique et social. Autrefois, précise-t-il, c'était la démocratie contre la dictature communiste. Aujourd'hui, personne, certainement pas les États-Unis, ne dessine un avenir enviable pour l'humanité.

D'une manière générale, Jean-Luc Mélenchon développe une analyse pertinente sur la nécessité pour la France et l'Europe de s'adapter aux mutations de la puissance américaine. Laquelle se pense au-dessus du droit international et fait valoir la loi du plus fort et non du plus juste. En un mot, la politique internationale des Insoumis se veut non-agressive et coopérative, avec deux maîtres-mots : la PAIX et le RESPECT de tous les peuples ainsi que leurs dirigeants ! Avant de déposer votre bulletin, pensez-y.

Pour ma part, ce qui manque à la vision politique des Insoumis demeure dans l'absence de l'importance de notre dimension spirituelle, laquelle n'a rien à voir avec le fait religieux. Ma conviction profonde, en vue d'établir la paix mondiale, réside dans les communs. Pas seulement dans les communs matériels comme l'air, l'eau, la terre ou l'argent, mais dans ce que nous avons de plus précieux : les « valeurs universelles » que nous partageons avec toute l'humanité depuis que nous creusons des tombes pour nos amours, depuis au moins cent mille ans. Les religions n'ont que 5.000 ans tandis que notre versant spirituel en a plus de 100.000 ! Contrairement à la doxa, nous vivions civilisés et en harmonie avec la Nature. Il n'est pas question ici de revenir à l'âge de pierre mais de se souvenir de ce que nous sommes tous depuis toujours.

Si vous souhaitez aborder notre nature double, avec son versant spirituel (non-religieux), approcher la notion de valeur universelle, une autre approche de la politique et sa transcendance (un ascenseur spirituel), la différence de nature entre les « deux pouvoirs », le bon et le mauvais, je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous le processus démocratique universel inné, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » aux peuples et bâtir un monde libre et en paix. D'un paradis terrestre, nous en avons fait il y a 5.000 ans un enfer. Il ne tient qu'à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne supporte plus nos mensonges politiques, écologiques et économiques !

Jean-Charles Conti, Draguignan, le 15 août 2026

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