Nous vivions au Paradis Terrestre ! (Podcast Makhou Histoire)
Ici, nous vous proposons d’écouter (1h56) un podcast réalisé par Makhou histoire « Comment vivaient les premiers hommes ». L’auteur, compétent notamment en paléoanthropologie moderne, montre avec pertinence, ce que j’avais compris intuitivement : nous vivions au paradis terrestre.
La Nature nous fournissait tout le nécessaire. Il situe son histoire autour des 40.000 ans avant notre présent. Époque où l’on commence à trouver des peintures pariétales (au fond d’une grotte) et rupestres (sur pierre mais à l’extérieur).
L'économie du don et de l'échange fraternel
Nous sommes à cette époque artistes en tout genre et vivions en petites sociétés d’une trentaine d’âmes. Mais avec des échanges constants, parfois avec des peuplades venant de très loin, voire des mers côtières. On ne parle pas de commerce, on l’a vu avec l’économiste Karl Polanyi dans son œuvre majeure La grande transformation.
Contrairement à nos préjugés, le troc n’existait pas, il s’agissait plutôt d’offrandes, de dons et de contre-dons. En majorité, nous étions heureux de rencontrer nos frères, partager leur vie, leurs histoires, leurs découvertes… Et bien sûr, réciproquement.
Les prémices de la Démocratie Directe
Évidemment, notre conteur ne conclut pas que nous vivions en proto-démocratie directe. Ce n’est pas son propos et sans doute, ne s'est-il jamais posé la question. Cependant, observez sa narration et sans doute, comme moi, vous conclurez que la vraie démocratie nous habitait déjà.
Notamment le fait que les femmes et les hommes vivaient en totale harmonie, d’égale dignité. Rappelons qu’il fallait déjà survivre, mais pas seulement. Ils vivaient aussi après leurs quatre à six heures de nécessité journalière. Ils contaient des histoires, inventaient des mythes, chantaient et dansaient autour d’un feu. Et nous ont laissé peintures, signes, symboles, comme pour laisser à la postérité le souvenir d’une humanité intelligente, sensible, dotée d’une extraordinaire adaptation avec pas grand-chose comparé à nous.
Une humanité fondamentalement coopérative
Je remercie ici l’auteur, d’autant que j’ai pris la liberté de le publier sur notre site sans son autorisation, dans la mesure où je n’ai pas trouvé son mail sur son site. J’ai également écouté Le jour où l’Homme a croisé Néandertal dont nous portons aujourd’hui quelques pourcents de leur ADN dans notre génome, partout sur la planète. J’en avais conclu que le racisme était une construction sociale récente, fondée, là encore, sur l’égoïsme.
"Nous étions d’abord des êtres d’amour, de coopération, cultivant aussi la fraternité entre étrangers. Ne l’oublions jamais !"
Pour approfondir cette vision d'une société réconciliée avec le pouvoir citoyen, découvrez le livre et le projet sur www.aucoeurdespeuples.org