L'origine du racisme
Commençons par balayer d’un revers de main un préjugé : le « racisme », comme le mal en soi, n’a pas de substance ontologique, ne fait pas partie de l’acte de création et encore moins de la nature d’Homo sapiens. J’en ai pour preuve que Sapiens, Néandertalien et Dénisovien, ont fait des enfants ensemble durant plusieurs milliers d’années. Nous possédons encore aujourd’hui un peu de leur ADN dans notre génome.
Ici, le « racisme » comprend toutes les formes les plus absurdes et abominables de discriminations, comme le sexisme ou l’homophobie. Au vrai, le racisme n’est ni plus ni moins qu’une infériorisation d’autrui contre-nature. La question est donc pourquoi ? Et quand ?
Pourquoi ? Pour posséder. Quand ? Il y a 5.000 ans, à l’apparition de la propriété privée et sa conséquence : la dette (cf. Dette, 5.000 ans d’histoire de David Graeber). Le premier racisme fut l’infériorisation de la femme. Durant 100.000 ans, depuis que nous creusons des tombes pour nos amours, la femme était l’égale de l’homme (cf. la structure familiale du chasseur-cueilleur chez Emmanuel Todd dans Où en sommes-nous ?). Et tout le reste, comme l’esclavage (hommes, femmes, enfants), l’impérialisme prétendant civiliser les sous-peuples, la colonisation, etc. a suivi.


Le racisme est donc un banal fait anthropologique (comme l’apparition des religions organisées au même moment) en vue de soumettre. Pour posséder, il fallait inférioriser autrui pour justifier sa soumission par la violence. Or pour soumettre, il fallait aussi s’appuyer sur un « pouvoir sur… », que j’ai nommé « pouvoir toxique ».

Pour mieux comprendre cette involution spirituelle et morale, il faut observer que la sédentarisation et la domestication se sont perverties en quelques milliers d’années (entre -12.000 ans et -5.000 ans). La sédentarisation a engendré la propriété privée et la domestication le pouvoir absolu sur autrui, les femmes, les faibles, les malades et surtout les richesses et les ressources de Mère-nature. Et aujourd’hui, 5.000 ans plus tard, nous en sommes encore là ! Ce moment d’involution, d’une importance capitale, je l’ai nommé la « Chute néolithique » sur les pas du préhistorien Jacques Cauvin.
On n'irait même pas assez loin d’affirmer que toutes les formes de racisme sont l’expression, sur le plan psychologique, d’une sorte de complexe d’infériorité. Pour me grandir, j’infériorise autrui. Et du coup, je peux m’autoriser à dérober sa propriété, jusqu’à posséder sa propre vie. Observez, qu’en France, la femme, jusqu’au 13 juillet 1965, ne pouvait ni posséder un compte bancaire, ni travailler sans le consentement de son mari. C’était juste hier !
Encore une fois, le racisme, quelle qu’en soit sa forme (antisémitisme, islamophobie, ostracisme…), s’avère absolument, incontestablement, contre-nature. La loi naturelle du sang, nous évitant toute forme de consanguinité, est anti-raciste puisqu’elle nous impose d’accueillir le sang de l’étranger. C’est donc un fléau social, issu de notre égoïsme, en vue de posséder toujours plus. Voilà encore un enjeu capital nous invitant à métamorphoser nos sociétés égoïstes, closes, en sociétés altruistes, ouvertes, pour le dire avec les mots de Bergson.
Si vous souhaitez mieux comprendre le fonctionnement d’une société ouverte avec son « pouvoir en commun » face au « pouvoir toxique » des pseudo-démocraties actuelles, je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous le processus démocratique universel inné, alors nous pourrons restituer le pouvoir souverain au peuple et bâtir un monde en paix. Il ne tient qu’à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne nous souffre plus. Qui ne supporte plus nos mensonges politiques, écologiques et économiques !
Grand merci pour votre patience.
Jean-Charles Conti, Draguignan, le 21 avril 2026
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