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Le spirituel face aux religions
Philosophie & Spiritualité Jean-Charles Conti

Le spirituel face aux religions

La pensée commune, officielle et scientifique confondent le spirituel et le religieux. Pourtant la dimension spirituelle appartient à notre nature ontologique, à notre être dès la naissance depuis au moins 100.000 ans. Le religieux, lui, est un fait anthropologique qui apparut tardivement, vers 5.000 ans ANP. Le spirituel, en premier lieu, se définit par notre capacité à penser et à aimer au sein d’un espace-temps virtuel illimité, infini, éternel et inconditionnel. C’est grâce à cette capacité extraordinaire, propre à notre humanité, que nous pouvons dire : « Je t’aime pour toujours et quoi qu’il arrive ». Ce que ne savent pas faire les autres mammifères. Le spirituel est la première caractéristique de notre humanité et nous distingue du règne animal. Ils n’enterrent pas leur morts et ne créent pas non plus de religions.

Creuser des tombes pour nos amours n’est pas un fait religieux. Cet acte, encore une fois propre à notre humanité, finalise une rupture ontologique entre l’humanité et le règne animal. Cette rupture a pour première conséquence de montrer notre capacité à penser l’éternité. Croire en l’éternité est un fait spirituel sur lequel va s’étayer le fait religieux, cent mille ans plus tard. Sans notre dimension spirituelle, le fait religieux n’existerait pas.

Au cœur même de notre dimension spirituelle, il existe une faculté hors du commun, à nouveau propre à l’humanité : la transcendance. C’est une capacité à nous dépasser face à une difficulté ou une épreuve. Sans cette transcendance innée, encore une fois, la transcendance religieuse n’existerait pas. Voilà en quelques mots, la distinction entre le spirituel et le fait religieux.

Mais pourquoi les confondre encore de nos jours ? Pour une raison politique. D’abord, les religions n’avaient aucun intérêt à l’enseigner aux peuples. Sinon comment les soumettre. De même, la pensée athéiste, émergeant au XVIIIème siècle, pour le même motif – soumettre les peuples –, a persisté à les confondre afin d’opposer la pensée religieuse à la pensée rationnelle, supposée sortir l’humanité de l’obscurantisme.

Aujourd’hui, l’obscurantisme réside au sein des neurosciences officielles qui nient la présence en nous d’une conscience autonome et non-locale. Le second élément principal de notre dimension spirituelle. Le troisième étant l’ensemble des « valeurs universelles » gravé dans nos cœurs biologiques, donc dès la naissance. La transcendance, tel un ascenseur, organise un va-et-vient entre la tête et le cœur. C’est en éveillant les « valeurs universelles », présentes au fond de nous, que le processus transcendant nous hisse d’une nature, sur fond d’égoïsme, à notre surnature altruiste. Là encore, il n’y a rien de religieux dans ce processus. C’est le cas d’une mère qui se dévoue pour ses enfants, d’un citoyen qui lutte pour une juste cause, d’un lanceur d’alerte ou du corps médical qui risque sa vie pendant le Covid. Je pourrais citer également les enseignants face à l’ignorance ou les militaires, les policiers et les pompiers qui risquent aussi leur vie pour en sauver d’autres. Tous se transcendent !

Si vous souhaitez mieux comprendre le fonctionnement de notre dimension spirituelle, notamment la présence d’une âme à côté de notre conscience terrestre, je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à l’éveiller en nous, à ne plus la confondre avec le fait religieux, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » au peuple et bâtir un monde en paix. D’un paradis terrestre, nous en avons fait il y a 5.000 ans un enfer. Il ne tient qu’à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne nous souffre plus. Qui ne supporte plus nos mensonges politiques et économiques !

Grand merci pour votre patience.
Jean-Charles Conti, Draguignan, le 11 avril 2026

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