
Le destin d’un peuple ?
Nul ne peut aliéner le destin d'autrui et nul ne doit volontairement aliéner son propre destin. De même, l'idée de destin individuel est une illusion, il est nécessairement collectif. À deux, trois, une collectivité, un peuple, des peuples, l'humanité entière. La mondialisation n'est pas seulement économique et financière, elle est surtout une destinée commune depuis notre rupture ontologique avec le règne animal (cf. le podcast Nos origines spirituelles).
Pourtant c'est ce que nous faisons en démocratie représentative, nous confions notre avenir à un pouvoir exécutif, législatif, judiciaire et médiatique. Excepté une fois tous les cinq ans. D'où l'importance des 18 avril et 2 mai 2027. Ces jours-là, le peuple de France va décréter son destin, révéler sa « vérité vitale », ce qu'il a dans le ventre et que personne ne connaît à l'avance. La « vérité vitale » d'un peuple n'est ni une vérité absolue, ni scientifique ou rationnelle : c'est une vérité morale ressentie et vécue. Elle est vitale pour deux raisons : parce qu'elle est vécue dans ses tripes et qu'elle va déterminer son avenir.
Ces jours-là s'opère une sorte de magie au sens où quelque chose de plus grand que nous tous, un mystère qui habite le cœur d'un peuple, va parler à l'instar du verbe créateur. D'où l'importance de voter, de s'engager à produire une « opinion construite ». La différence entre une simple opinion et une opinion construite réside entre d'un côté préjuger et de l'autre penser, s'informer voire s'instruire ou encore s'éveiller… Car il s'agit de notre destin, c'est-à-dire la Loi sacrée du destin qui nous interdit de l'aliéner au profit d'autrui (cf. son podcast). Autrement dit, il est contre-nature d'abandonner ou de livrer notre volonté souveraine à quiconque, c'est-à-dire à une quelconque élite. La Nature n'a jamais confié le destin d'un peuple, quelle que soit sa taille, à une élite providentielle. D'où le caractère vicié d'une démocratie représentative puisqu'elle est en premier lieu fondée contre la nature même de l'être humain (cf. le podcast Les deux démocraties).
Évidemment, face à ce mystère insondable, il y a les programmes politiques, pauvres, peu travaillés, récurrents, mal pensés parce que le véritable « intérêt général » ne les guide pas ; parce que leur cœur n'y est pas. Du reste, nos politiques ne connaissent pas la « pensée du cœur » (cf. son podcast). Alors qu'un peuple vote avec son cœur. Par exemple, en 2022, Macron est réélu par défaut, à contre-cœur. Du coup, aux législatives, pour la première fois depuis le quinquennat (l'an 2000), le cœur des Français ne lui a pas donné sa majorité. D'où sa ridicule dissolution en juin 2024. À nouveau, les Français n'ont donné à personne une réelle majorité, mais avec, contre toute attente, une préférence pour une politique de gauche (NFP). Macron a-t-il écouté le cœur des Français ? Cette vision spirituelle de la politique est précisément celle que je vous propose, une vision morale de la politique.
Souvent les élites méprisent le peuple parce qu'il pense avec ses émotions et rarement avec sa raison. Ils se trompent mais pas pour cette raison : le peuple vote en effet avec son cœur, notamment avec le dégoût qu'il ressent face à l'incurie des politiques. En réalité, son suffrage est de nature morale, c'est-à-dire précisément avec les « valeurs universelles » dédaignées à tort par nos élites. Ils ont oublié que la politique est d'abord une activité éthique, c'est-à-dire la mise en application des principes moraux (cf. le podcast Les valeurs universelles transcendantes). Et c'est pourquoi je milite pour une Démocratie directe, spirituelle-laïque.
Quoi qu'il en soit, il existe quand même un programme qui a été pensé, mûrement réfléchi depuis au moins 10 ans, à partir d'une analyse économique que je partage : celui des Insoumis. Il mérite d'être lu, écouté et comparé. Cet effort, cet éveil va déterminer le destin de la Nation. Plus encore, ce scrutin n'a jamais été aussi important dans la mesure où nous sommes, en France et ailleurs, à un point de bascule (cf. le podcast Guerre ou paix). Soit nous allons chavirer vers un monde en guerre à tous points de vue, soit nous luttons pour une humanité fraternelle, à commencer par celle qui est gravée sur les frontons de notre République Française. Car le destin n'est pas écrit d'avance. Depuis que nous creusons des tombes pour nos amours (il y a environ 100.000 ans), le destin de l'humanité est une page blanche sur laquelle nous avons, collectivement, la responsabilité de faire de cette planète, avec tous ses vivants, un monde viable ou en perdition. Or elle est en perdition ! Qui ne le voit pas ? C'est du moins mon analyse spirituelle de la politique qui me taraude depuis de nombreuses années et que j'aimerais partager parce qu'elle vous concerne, elle concerne notre avenir et celui de nos enfants.
C'est pourquoi, aujourd'hui, au-delà des préjugés contre le bonhomme Mélenchon (cf. l'actualité La meute contre Mélenchon), il importe de s'éveiller au programme L'Avenir en commun. Son titre est clair : il s'agit d'une réelle démocratie, avec un avenir en commun fondé sur un « pouvoir en commun » (cf. le podcast Les deux pouvoirs) au profit du Bien commun. Parmi les communs, Gaël Giraud, économiste de renom, propose l'eau, la terre, l'air, les énergies, et même l'argent (cf. le podcast L'argent magique, ça existe). Je viens d'apprendre que le MEDEF avait récemment déclaré l'eau comme Bien commun. Il serait temps ! L'argent public également.
Si vous souhaitez mieux approcher la Loi sacrée du destin, l'importance des communs, la pensée du cœur d'un peuple, la nature des deux démocraties, la vraie et la fausse, je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous le processus démocratique universel inné, celui qui fait défaut à nos dirigeants, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » aux peuples et bâtir un monde économique sain, libre et en paix. D'un paradis terrestre, nous en avons fait il y a 5.000 ans un enfer. Il ne tient qu'à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne supporte plus nos mensonges politiques, écologiques et économiques !
Jean-Charles Conti, Draguignan, le 17 juillet 2026
Pour approfondir cette vision d'une société réconciliée avec le pouvoir citoyen, découvrez le livre et le projet sur www.aucoeurdespeuples.org