Le Destin ?
Quand on réfléchit à l’idée de destin, il apparaît trois lignes de force : une partie que nous maîtrisons, une partie aléatoire et une partie prédéterminée. Ce qui nous rend perplexe. Parfois nous le dominons, du moins nous en sommes persuadés, parfois il nous semble que nous le subissons. Voici comment je vois les choses.
1/ Héritage génétique. Nous héritons de nos gènes, lesquels sont issus d’une lignée, avec une multitude de croisement, qui s’étale sur des millions d’années. Déjà-là, nous sommes perdus dans l’infiniment grand gravé dans l’infiniment petit.
2/ Héritage familial. Nous naissons dans une famille que l’âme a sans doute choisi (cf. les ENI) mais pas nous. Laquelle famille évolue au sein d’un certain environnement social. A ceci, il faut ajouter la recomposition des familles. Là encore, nous avons le plus souvent le sentiment de subir plus que de choisir. Alors on s’adapte au mieux.
3/ Héritage social. Nous tombons, comme une goute d’eau dans un océan inconnu, au sein d’un pays qui a des milliers d’années d’histoire, de coutumes, de mœurs et de règles juridiques. Lesquels s’imposent à nous et nous constituent indépendamment de notre volonté.
4/ Héritage de l’âme. Elle serait venue avec un programme de vie, différentes étapes, parfois des épreuves, lui permettant d’expérimenter diverses facettes de l’amour universel. A nouveau, son programme nous échappe quasiment totalement.
Voilà pour la partie prédéterminée insaisissable (génétique et familiale). Quant à la partie aléatoire, celle que nous subissons suite aux interactions sociales actuelles, comme la politique et l’économie nationale, européenne et mondiale, elle semble tout aussi insaisissable. Un citoyen ordinaire, comme vous et moi sommes impuissants face à un Trump qui part en guerre ou un Macron en collusion avec la finance mondiale qui vole les peuples. Mais nous avons également reçu, tous sans exception, un héritage spirituel.
5/ Héritage spirituel. La loi sacrée du « libre-arbitre » nous restitue, à partir ou plutôt malgré ces quatre héritages, notre pleine volonté capable d’écrire notre propre destinée, mais à une condition. Une page blanche sur laquelle nous devons apprendre à écrire ensemble, en couple, en famille, en entreprise, en collectivité, en peuple. Notre erreur consiste à croire que nous sommes en mesure d’écrire chacun notre propre histoire. Le croire est notre chemin de perdition. « Malheur à l’homme seul, affirme le dicton ! »
Cette grave erreur s’avère être la source de tous nos malheurs, des discriminations de toutes sortes, des violences et des guerres. Encore aujourd’hui ! Car, quels que soient nos héritages individuels ou collectifs, quelles que soient nos origines aussi disparates les unes des autres, rien ne nous empêchaient de fraterniser. Alors nous aurions, ensemble, bâti un monde libre et en paix depuis très longtemps. Toute la problématique du destin réside dans cette erreur : le destin n’est jamais individuel, il est nécessairement collectif. S’il reste individuel alors chacun d’entre nous subit ses quatre héritages. La partie maîtrisée est alors très faible pour la grande majorité. Mais dès que nous nous unissons, nous retrouvons notre page blanche. C’est pourquoi je milite pour une démocratie directe que je qualifie spirituelle-laïque.
Si vous souhaitez mieux comprendre le fonctionnement de la Loi sacrée du destin ou comment faire de ce monde en bataille un monde libre et en paix, je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous le processus démocratique universel inné, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » au peuple et bâtir un monde en paix. D’un paradis terrestre, nous en avons fait il y a 5.000 ans un enfer. Il ne tient qu’à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne nous souffre plus. Qui ne supporte plus nos mensonges politiques, écologiques et économiques ! Aucun Dieu ni homme providentiel ne viendront nous sauver.
Grand merci pour votre patience.
Jean-Charles Conti, Draguignan, le 15 avril 2026
Pour approfondir cette vision d'une société réconciliée avec le pouvoir citoyen, découvrez le livre et le projet sur www.aucoeurdespeuples.org