
Le 5 novembre, un date avec Macron
Il y a des jours qui datent, un peu comme un rendez-vous d'amour, un date. Le 5 novembre, le peuple de France a donné rendez-vous à son Président. Pas vraiment pour lui faire un câlin, mais pour le sommer de bien l'écouter car son peuple a des choses à lui dire : « Après 50 ans d'austérités, de privations, de voir notre pognon volé par tes amis les riches, après nous avoir fait les poches durant tes dix dernières années de règne absolu, on a compris ! »
Mais qu'avons-nous compris ? Qu'il y a un vice quelque part, quelque chose de contre-nature en économie et en politique. Qu'il n'est pas normal de tout produire, tous les biens et les services, d'accumuler tant de profits et que nous soyons chaque année que Dieu fait, nous, le peuple, constamment en déficit, que notre dette sans cesse s'accroisse comme un puits sans fond et que nous soyons, malgré tout, de plus en plus pauvres. Oui, monsieur le Président, notre France, pas la vôtre, la septième puissance économique sur 197 pays, s'appauvrit puisqu'en dix ans vous avez ajouté un million de pauvres et 1.300 Md€ à notre dette. Oui, nous ne savons plus comment nourrir nos enfants correctement, mettre de l'essence pour les accompagner à l'école. Une école qui n'en a plus que le nom tellement ses bâtiments se dégradent avec des classes sans prof… En revanche, vous, et les vôtres, vous avez vécu sans compter à nos frais, comme des repas fastueux à plus de 400.000 €, votre budget annuel de 125 millions d'euros est en déficit de plus de 8 millions, sans compter les dépenses somptuaires de votre épouse, plus de 300.000 € et, par-dessus le marché, nous allons financer votre nouvelle installation estimée à 2,3 millions… Vous avez renoncé, dit-on, à votre retraite présidentielle mais vous partirez quand même avec 2 millions/an de frais de fonctionnement.
Cependant, notre problème est le suivant : nous savons nommer ce vice, c'est le capitalisme, mais nous ne savons pas encore nommer la vertu qui nous permettra de vivre dignement de notre travail. Mes amis, dans un instant je vais vous révéler le nom de ce mystère. Mais avant, vous devez répondre à une question : Êtes-vous prêts ? Êtes-vous prêts à vous dépouiller de tous vos préjugés, à faire table rase de toutes vos convictions, de tout ce que vous croyez savoir, comme Socrate nous l'avait enseigné jadis et que nous avons oublié ? « Je sais que je ne sais rien ! »
Vous, les brillants économistes, qui croyez détenir dans vos mains une science, laquelle a sans cesse engendré crises et misères ; vous, les scientifiques, qui croyez avoir compris comment tourne le monde alors qu'il s'effondre sous nos yeux et dans notre chair ; vous, les supposés intellos, qui dissèquez nos âmes comme des rapaces pour mieux nous manipuler, voire nous contrôler ; vous, les sachants, qui savez mieux que nous ce qui est bon pour nous alors que vous nous avez menés à la guerre contre nos frères, à la violence de tous contre tous, à l'égoïsme et au racisme ; vous, monsieur le Président, qui aviez promis de nous protéger de l'extrême droite et du fascisme, vous l'avez portée au plus haut sommet de l'État par vos intrigues de palais ; vous qui détenez le pouvoir de la violence légitime, vous êtes allé trop loin cette fois-ci, vous n'auriez jamais dû taper nos gosses, défoncer leur crâne, arracher leurs mains et crever leurs yeux. Dites bien à vos amis que la fête est finie, car je vais vous livrer le nom de la Révolution.
Un nom qui a été sali et ensanglanté par des gens de pouvoir comme vous, un nom d'espoir que l'on croyait perdu à jamais, un nom qui portait en lui-même toute notre humanité, un nom dont vous vous souviendrez jusqu'à votre dernier souffle car il vous rappellera la honte sur votre front en ce jour du 5 novembre.
Ce nom s'appelle « Démocratie communiste » mais vous n'en avez jamais entendu parler car il va sortir demain de nos tripes.
Si vous souhaitez mieux approcher les deux pouvoirs, le bon et le mauvais, la nature de la politique fondée sur la Morale vitale, le drame de la spéculation, lequel explique la violence de Macron, mais aussi les critères et la nature de la Démocratie directe, spirituelle-laïque, je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous le processus démocratique universel inné, celui qui fait défaut à nos dirigeants, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » aux peuples et bâtir un monde économique sain, libre et en paix. D'un paradis terrestre, nous en avons fait il y a 5.000 ans un enfer. Il ne tient qu'à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne supporte plus nos mensonges politiques, écologiques et économiques !
Jean-Charles Conti, Draguignan, le 6 novembre 2026
Photo : Manifestation contre la réforme des retraites, Paris, 28 mars 2023, par Jules*, CC BY-SA 4.0.
Pour approfondir cette vision d'une société réconciliée avec le pouvoir citoyen, découvrez le livre et le projet sur www.aucoeurdespeuples.org