La « Vie unique » fait la vie multiple
Un bébé à peine fini tombe du ventre de sa mère. Nous voilà « gaga » à s’extasier face à ce magnifique nouveau-né encore fripé et gélatineux. Ça dit quoi de nous ? Quand son petit arrive sur Terre, la vache n’en fait pas tout un plat ! Nous, pour une raison que je ne m’explique pas a priori, nous savons que la « Vie » est un miracle et nous la célébrons. Pas la poule qui vient de pondre son œuf. Juste nous, les êtres humains !
Pourtant nos amis les bêtes et nous-mêmes sommes issus du même processus évolutionniste. Notre cervelle s’avère presque identique à celle d’un singe et tous les vivants sont bâtis à partir d’un ADN similaire. De même, la cellule vivante avec ses trois principaux composants : un noyau compliqué, un cytoplasme bourré de bidules et une membrane poreuse. Bref, tous les vivants sont bâtis sur le même plan. Et la « Vie unique » s’est complexifiée à l’infini en vies multiples, tout en simplifiant au maximum celle de chaque vivant. Surtout la nôtre. Plus encore, elle s’est complexifiée jusqu’à produire un être humain, comme si la Nature nous avait planifiés d’avance depuis des millions d’années. Etrange ? Non ! Faudrait-il admettre une intelligence inouïe au sein de la Nature ? Mais ce serait trop dire. La raison scientifique ne le supporterait pas !
Puis un jour, il y a environ 100.000 ans, nous avons posé un geste aussi étrange qu’inattendu : nous avons commencé à enterrer nos amours avec une sorte de rituel, comme si nous allions nous retrouver. Sans Dieu ni religion, nous avons alors scruté le Ciel, cherchant parmi les étoiles les âmes de nos amours. Ce jour-là, un jour comme les autres, il s’est opéré une rupture ontologique : nous avons quitté définitivement le règne animal. La Nature nous a livré à nous-mêmes mais avec un avertissement : une invitation-injonction. L’invitation : aimez-vous les uns les autres ; l’injonction : sinon vous ferez votre propre malheur.
A moins 40.000 ans, déjà animistes, nous sommes devenus des artistes (peintres, musiciens, danseurs, conteurs d’histoire et de mythes). Nous vivions au paradis terrestre, en petites sociétés proto-démocratiques avec un chef politique et un guide spirituel. Femmes et hommes pensaient et s’aimaient au sein de structures familiales libérales et égalitaires (cf. Emmanuel Todd) où activités et loisirs s’entremêlaient dans une certaine harmonie. Aux intersaisons, on se réunissaient par milliers pour fêter la nouvelle saison. On bâtissait des grands temples éphémères en peau de mammouth (cf. Au commencement était… Une nouvelle histoire de l’humanité de David Graeber et David Wengrow).

Vers moins 12 à 10.000 ans, nous commençâmes le processus naturel de sédentarisation et domestication. Sauf qu’à moins 5.000 ans, il se produisit une autre rupture. Mais celle-là n’était plus ontologique mais anthropologique.
Si vous souhaitez mieux comprendre notre véritable histoire, je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à accepter nos origines spirituelles, ne plus les confondre avec le fait religieux qui n’a, lui aussi, que 5.000 ans, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » au peuple et bâtir un monde en paix. D’un paradis terrestre, nous en avons fait un enfer. Il ne tient qu’à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne nous souffre plus. Qui ne supporte plus nos mensonges politiques et économiques !
Grand merci pour votre patience.
Jean-Charles Conti, Draguignan, le 04 avril 2026
Pour approfondir cette vision d'une société réconciliée avec le pouvoir citoyen, découvrez le livre et le projet sur www.aucoeurdespeuples.org