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La peste ou le choléra ?
Politique Française Jean-Charles Conti

La peste ou le choléra ?

Ce n'est pas certain mais fort probable. En 2027, les élections révèleront un choix extrême : une fracture sociale sur fond d'une économie en souffrance et de souffrance.

Il y a les pauvres (17%) qui ne savent plus à quel saint se vouer ; la classe moyenne (50%) qui vient de comprendre qu'elle est déclassée vers le bas à cause de l'économie néolibérale mondialisée ; les favorisés (les CSP+ : 29%), lesquels sont en train d'apercevoir que leur profession est en danger, notamment à cause des supers IA génératives ; et les « propriétaires-dominants » (4%). Hormis ces derniers, tous les autres (96%) se sentent perdus du point de vue politique et économique pour diverses raisons selon leur appartenance.

Du coup, la Droite et la Gauche, dites de gouvernement, ne sont plus audibles à cause de leurs échecs récurrents. Ce n'est pas de leur faute : l'économie capitaliste néolibérale ne peut qu'échouer pour une raison simple. A force de dépouiller les peuples, leurs industries, leurs sources d'énergies et leurs services publics (écoles, universités, hôpitaux, infrastructures…), aucune économie ne saurait être viable. D'où le désarroi de la population française qui, plus ou moins intuitivement, en prend conscience. Qui d'entre nous aujourd'hui ne craint pas pour son avenir ? Dès lors, un certain déchirement va se jouer durant un certain dimanche face aux urnes. Qu'allons-nous choisir entre la peste et le choléra ?

La peste, c'est M. Mélenchon (qu'il me pardonne !). J'ai voté le 10 mai 1981 pour François Mitterrand. A l'époque, c'était lui la peste tandis que le choléra n'existait pas vraiment. Pourquoi la peste ? Parce que M. Mélenchon représente l'insécurité économique. Va-t-il mettre en faillite la France ? Ce fut le cas de M. Mitterrand qui retourna sa veste en 1983, notamment à cause de sa politique sociale (retraite de 65 à 60 ans, comme M. Mélenchon l'annonce) face à une économie néolibérale naissante. Après 44 ans de néolibéralisme cette fois-ci agonisant, le même scénario pourrait se reproduire. Que fera M. Mélenchon ? Il est clair qu'il en est conscient. Ce n'est pas sans raison qu'il prend des allures mitterrandiennes. Tiendra-t-il ou reculera-t-il ? Voilà la première face du dilemme moral au cœur des Français.

L'autre face, le choléra : une hydre à deux têtes. La gentille et l'idiot utile. Deux masques qui cachent une réalité bien au-delà de leur politique raciale et économique inexistante : en effet, le néolibéralisme ne peut qu'aboutir au néofascisme pour des raisons que j'explique sur mon site. Dès lors, à leur corps défendant, ils incarnent un avenir aussi noir que dans le passé, du 30 janvier 1933 au 8 mai 1945. Evidemment, ils crient à leur innocence. Mais l'une succombera par faiblesse morale et l'autre par ivresse du pouvoir. Dans l'attente, ils rassurent puisqu'ils suivront comme des toutous l'économie néolibérale des possédants.

Je résume : Mélenchon fait peur du point de vue économique mais rassure du point de vue de la morale politique. Comme le disait si bien De Gaulle : « Pourquoi voulez-vous qu'à 67 ans, je commence une carrière de dictateur ? » Quant à l'hydre à deux têtes, il ne sera pas bon d'être un immigré ou un élu de couleur. Et que ce soit l'une ou l'autre, chacun(e) à leur manière, ils finiront leur carrière en despotes ou chassés du pouvoir.

Evidemment, je voterai pour la peste sachant qu'à mon grand désespoir, sans doute retournera-t-il sa veste. Certes l'histoire ne se répète pas mais quand même elle bégaye…

Si vous souhaitez mieux comprendre le fonctionnement d'une saine économie, la nature spirituelle du « cœur d'un peuple » et plus généralement les mensonges que porte le néolibéralisme, je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous le processus démocratique universel inné, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » aux peuples et bâtir un monde libre et en paix. D'un paradis terrestre, nous en avons fait il y a 5.000 ans un enfer. Il ne tient qu'à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne supporte plus nos mensonges politiques, écologiques et économiques !

Jean-Charles Conti, Draguignan, le 30 mai 2026

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