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La Nouvelle France ?
Politique Française Jean-Charles Conti

La Nouvelle France ?

La France fut aussi un empire, avec toutes ses horreurs ! Cette France-là, loin des peuples, n'est plus. Elle s'est métissée aux couleurs bigarrées, multiculturelle, pluri-religieuse et laïque… Et puis, il y a les Français. Eux aussi ont changé. Un tiers des Français sont les héritiers d'un grand-parent issu des anciennes colonies. Aujourd'hui, il y a les oubliés, les pauvres, les opprimés, les ouvriers, les employés, même les cadres : celles et ceux qui produisent et font tourner la France. D'aucuns leur attribuent une sorte d'identité factice, comme figée dans le passé : une France supposée dominée par les blancs, masculine, suprémaciste, sexiste et xénophobe… Bref, raciste.

Non, les Français du peuple, antiracistes, antifascistes et anticapitalistes, M. Mélenchon les appelle la « Nouvelle France » : une invitation à former un nouveau peuple, avec celles et ceux qui gardent l'espoir de vivre tous ensemble en paix et en harmonie, tels qu'ils sont, aux origines diverses. Toutes et tous sont invités à la table des réjouissances des Insoumis, les plus divers avec leur histoire personnelle et leurs souffrances. En un mot, une « Nouvelle France » pour un « Avenir en commun ». Bref, tout un programme doté de nouvelles institutions : une 6ème République, réellement démocratique, pourvue d'un R.I.C. notamment révocatoire. Un nouveau peuple qui a compris que le pouvoir s'exerçait en commun, sinon il serait toxique pour la majorité (cf. Les deux pouvoirs).

Ses opposants prétendent que c'est la fin de la vraie France, sa négation. Mais de quelle France parlent-ils ? Il n'y en a qu'une, une et indivisible. Celle que son histoire a écrite avec le sang de ses peuples. Une « Nouvelle France » désormais solidaire, partageuse, éprise de justice sociale, politique, économique et fiscale. Cette France-là leur a répondu, en miroir inversé à leur xénophobie : Ici, nous les bigarrés, « nous sommes chez-nous » ; nous avons le droit d'y vivre, pour une raison simple : nos aïeux ont donné jadis à la France leur courage, leur sang et leur vie.

Face à la basilique de Saint-Denis, un saint portant jadis sa tête sous le bras jusqu'au lieu de son édification, Jean-Luc Mélenchon s'inscrit dans une démarche spirituelle-laïque : celle qui réinstaure les valeurs universelles du cœur qu'à toujours portées les Français face à l'adversité. Celle de la résistance qui porte en drapeau, bleu, blanc, rouge, la liberté pour tous, l'égalité en dignité et la fraternité ne supportant plus ces torrents d'injures médiatiques, de racismes et de discriminations en tout genre (sexisme, antisémitisme, islamophobie, spécisme…).

En ce dimanche du 7 juin 2026, 26.000 participants sont venus soutenir les Insoumis et leur vocation. Une vocation de rupture radicale avec un système politique et économique néolibéral destructeur et morbide. Ils sont venus affirmer et scander la « Nouvelle France » mais aussi célébrer un nouveau langage : celui de la vérité, radicale et authentique.

Pour donner le ton, sa première mesure sera une Loi de libération des médias afin de rendre la parole aux Français en disloquant les monopoles médiatiques. Zappant Bolloré, Mélenchon veut séparer le pouvoir et l'argent avec à sa tête un Conseil idéologique des médias surveillant leur pluralité et préservant leur diversité. L'éducation et la culture sont au cœur de son programme. Par exemple, ne jamais laisser aux mains d'un milliardaire la publication des livres scolaires.

C'est aussi un programme fondé sur une politique extérieure recherchant sans cesse la paix dans le monde et la coopération entre les peuples. Bref, un programme humaniste où tous les individus sont égaux en dignité.

Mais tout n'est pas rose, notamment sur le plan économique. Tout est à repenser, à reconstruire face à une mondialisation extractiviste et destructrice de la planète. Il va falloir financer un social équilibré (le smic à 1700€, la retraite à 60 ans…) et une planification écologique (le vivant sur Terre est sacré et va donc demander de grands sacrifices). Sacrifices qui ne pourront voir le jour qu'en s'appuyant sur un peuple unifié et consentant. La vocation économique des Insoumis est loin d'être simple : par exemple, supprimer les trusts économiques, réindustrialiser la France, la rendre autosuffisante en énergies, maîtriser la dette, rééquilibrer le commerce extérieur… Bref, inventer une économie équilibrée, viable et pérenne, encerclée de toute part par une économie mondiale financiarisée en système de Ponzi où la spéculation est reine. La tâche s'avère presque impossible !

Après son élection du 10 mai 1981, face à ce réel économique néolibéral naissant, Mitterrand a trébuché dès 1983. Que fera Mélenchon dans la même situation économique ? Que pourra-t-il faire ? Tel est le revers de son programme social (à chacun ses besoins selon ses moyens) et écologique (protéger la biodiversité, les vivants et la planète).

Enfin, s'invitent la justice et la sécurité des citoyens. Comment Jean-Luc Mélenchon va-t-il répondre aux questions s'agissant de réintroduire de l'ordre dans la République, ainsi qu'une nouvelle organisation des forces de l'ordre et de sécurité qu'appelle toute Nation ? Ces questions, trop souvent délaissées par la Gauche, devront recevoir une réponse, notamment en vue du deuxième tour… Des réponses à la fois fortes et mesurées.

Les défis sont immenses ! Et le vieux briscard en est conscient. Sa force ? Son programme pétri de « valeurs universelles ». Conditions essentielles pour vivre en paix sociale, dans la dignité, la justice et l'équité. La « Nouvelle France », universaliste, y aspire. Et cela, en vérité, personne ne pourra rivaliser au printemps 2027.

Si vous souhaitez mieux comprendre la nature et le fonctionnement des valeurs universelles, d'une réelle démocratie, la nature des deux pouvoirs et l'idée d'une Economie spirituelle-laïque, je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous le processus démocratique universel inné, celui qu'amorce les Insoumis, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » aux peuples et bâtir un monde libre et en paix. D'un paradis terrestre, nous en avons fait il y a 5.000 ans un enfer. Il ne tient qu'à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne supporte plus nos mensonges politiques, écologiques et économiques !

J'insiste : la Révolution sera une révolution de la pensée par et au cœur des peuples. De ce point de vue, M. Mélenchon est sur le bon chemin !

Jean-Charles Conti, Draguignan, le 10 juin 2026

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