
La culture ?
Selon l'UNESCO, lors de sa Conférence mondiale sur les politiques culturelles, à Mexico City en 1982, « La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. » Selon Kant, « la culture est l'humanisation de l'homme. Elle est l'acquisition des savoirs, des savoir-faire, des savoir-être et des savoir-devenir. » (je souligne)
Nous sommes donc, à nouveau, face à un composant de la nature propre à l'être humain. L'animal n'est pas concerné par l'idée de culture. Nous naissons donc avec une capacité artistique, le goût du Beau (valeur universelle) et celle de créer ce qu'on appelle depuis les travaux de Robert Putnam un « capital social ». La question est donc la suivante : selon la qualité du capital social, il y a confiance ou méfiance tant envers l'extérieur du groupe qu'à l'intérieur du groupe lui-même. C'est du moins l'un des constats qu'a montré Putnam. Soit on s'isole dans la méfiance de tous, soit on se socialise : 1/ Plus la diversité raciale grandit, plus la confiance entre les individus s'affaiblit ; 2/ Dans les communautés les plus diverses, les individus ont moins confiance en leurs voisins ; 3/ Dans ces mêmes communautés, non seulement la confiance interraciale est plus faible qu'ailleurs, mais la confiance intra-raciale l'est aussi ; 4/ La diversité conduit à l'anomie et à l'isolement social.

Face à ce constat sociologique, comment recréer une unité culturelle au sein d'un peuple et entre les peuples ? En enseignant ce que nous portons tous, en nous, en commun : les « valeurs universelles ». Tous les peuples recherchent la liberté, la justice et la vérité. J'en ai catalogué une cinquantaine comme le sens du partage, la solidarité et bien évidemment l'hospitalité. Il importe de bien comprendre que ces valeurs sont universelles puisqu'elles sont gravées en lettres d'or dans nos cœurs biologiques à notre naissance. Chaque être humain les porte mais c'est à lui de les éveiller selon son libre-arbitre et les circonstances qui s'imposent à lui. Ces quelques lignes synthétisent le cœur de l'enseignement culturel oublié par la quasi-totalité des intellectuels. Quelle école enseigne ce qu'il y a de plus sacré dans la nature humaine ? Aucune à ma connaissance.
« Sacré » signifie que pour les éveiller, il faut faire des sacrifices. Sacrifier nos égoïsmes et notre égocentrisme. Première condition pour établir une confiance culturelle. Or il n'y a pas d'enseignement plus facile puisque chacun, au fond de lui-même, le sait. En clair, la vraie culture revient à cultiver les « valeurs universelles » de l'amour. Le reste est factice !
Si vous souhaitez mieux comprendre le fonctionnement des valeurs universelles, c'est-à-dire la Morale vitale permanente permettant de vivre ensemble en paix et en harmonie, je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous le processus démocratique universel inné, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » aux peuples et bâtir un monde libre et en paix. D'un paradis terrestre, nous en avons fait il y a 5.000 ans un enfer. Il ne tient qu'à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne supporte plus nos mensonges politiques, écologiques et économiques !
J'insiste : la Révolution sera une révolution de pensée par et au cœur des peuples. Parlons enfin de réelle révolution culturelle. Pas celle de Mao Zedong. Celle qui unifiera les peuples en éveillant et enseignant la composition de leur dimension spirituelle.
Jean-Charles Conti, Draguignan, le 07 juin 2026
Pour approfondir cette vision d'une société réconciliée avec le pouvoir citoyen, découvrez le livre et le projet sur www.aucoeurdespeuples.org