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Histoire et Liberté
Philosophie & Histoire Jean-Charles Conti

Histoire et Liberté

Il est courant de croire que l’histoire se répète. Comme si elle serait porteuse d’un prédéterminisme que l’humanité subirait depuis son origine. Un prédéterminisme qui la conduirait nécessairement, au travers de la grande Evolution, vers la supposée liberté.

Ainsi on peut écouter des podcasts qui racontent comment en sept étapes toutes les civilisations se sont éteintes. Ou l’écroulement de tous les empires en cinq points. Avec brio, Johann Chapoutot raconte, dans l’Abécédaire de Blast, les analogies entre la montée du nazisme des années 1930 et celle de l’extrême-droitisation actuelle, notamment en France et en Occident. Un argument historique fondé mais qui pourrait nourrir la thèse de la disparition prochaine de la civilisation judéo-chrétienne, comme toutes celles qui l’ont précédées.

Qu’en est-il réellement ? D’abord l’histoire ne se répète pas, ce sont les puissants qui commettent sans cesse la même erreur depuis 5.000 ans : la recherche du pouvoir toxique et de l’argent qui en découle au prétexte de la liberté. Ce qui engendre systématiquement des guerres entre les dominants. En face, les dominés, impuissants, se révoltent parfois toujours au nom de la liberté. Ce qui provoque des révolutions. Mais rien ne change : la puissance des riches se recompose systématiquement sur le même modèle dominants/dominés jusqu’à la prochaine guerre ou révolution. Ainsi l’histoire bégaye sur fond supposé de prédéterminisme. En retour, l’humanité avance quand même un peu avec les Droits de l’homme et de la femme, le droit international et ses organisations comme la SDN puis l’ONU. Cependant, durant les quelques instants de paix, c’est la guerre économique qui fait rage. Puis, l’humanité recule à nouveau, la guerre totale ressurgit comme c’est le cas aujourd’hui (Gaza, l’Ukraine, l’Iran…). L’humanité avance et recule, elle stagne depuis 5.000 ans !

En réalité, il n’y a aucun prédéterminisme dans l’histoire de l’humanité mais une simple page blanche sur laquelle elle est libre d’écrire sa propre histoire, sa propre destinée. Et ceci depuis au moins 100.000 ans, depuis que nous creusons des tombes pour nos amours. Mais alors d’où provient le bug ? Pourquoi avoir bâti un monde si violent, cruel et égoïste depuis 5.000 ans ? Ma réponse : notre conception de la liberté est FAUSSE. Les dominants la croient dans le pouvoir sur autrui que j’appelle « pouvoir toxique » et les peuples soumis croient à la fatalité d’une servitude volontaire dénoncée par La Boétie.

Livre : Discours de la servitude volontaire de La Boétie

Selon notre jeune auteur, les peuples oublieraient leur droit naturel à la liberté. Il se trompe : ils ne l’oublient pas, ils ne savent pas l’identifier. En effet, la liberté est alors analysée comme de la volonté. Laquelle s’achève systématiquement en pouvoir absolu sur autrui, la femme, le faible, l’ignorant, le malade, et surtout sur les richesses et les ressources offertes par la Nature de manière illimitées, gratuites et non-remboursables (pétrole, gaz, charbon, métaux rares…). Alors que la liberté émerge du « pouvoir en commun ». Lequel invite tous les protagonistes concernés à s’instruire, délibérer et décréter ensemble d’un destin en commun. Ce processus démocratique universel inné fonctionne à partir de deux, trois, une multitude, un peuple…

Si vous souhaitez mieux comprendre le fonctionnement d’une démocratie directe, fondée sur le « pouvoir en commun » et la vraie liberté, je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous ce processus démocratique universel inné, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » au peuple et bâtir un monde libre et en paix. D’un paradis terrestre, nous en avons fait il y a 5.000 ans un enfer. Il ne tient qu’à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne nous souffre plus. Qui ne supporte plus nos mensonges écologiques, politiques et économiques !

Grand merci pour votre patience.
Jean-Charles Conti, Draguignan, le 13 avril 2026

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