Guerre ou paix ?
Pourquoi le monde est plutôt en guerre qu’en paix ? Pourquoi ça finit toujours en violence, en combat, en compétition plutôt qu’en paix, en coopération, en harmonie, en cordialité ? Pour répondre à cette question, laquelle est à l’origine de tous nos malheurs depuis 5.000 ans, il faut admettre un détail ontologique : Il est contre-nature de confier son destin à autrui et réciproquement, d’aliéner le destin d’autrui par la violence ou autres méthodes. Ce qu’engendre nécessairement toute démocratie représentative ou élective.
Or l’idée de destin ne signifie pas qu’il serait écrit d’avance par je ne sais qui ou quoi. Non, il est au contraire une « page blanche » confiée à l’Homme par sa propre nature. Mais il contient, en son essence, sa loi : 1/ il est contre-nature d’aliéner toute volonté, la sienne comme celle d’autrui. 2/ le destin s’écrit toujours en commun. Que l’on soit deux, trois ou une multitude. Certes, pour la science, destin et volonté n’existent pas vraiment. Ce sont des « objets spirituels » inaccessibles à la méthodologie scientifique. Sauf que face à cette impasse, cet impensé rationnel, nous nous autorisons la guerre plutôt que la paix. Une sorte de glissade collective vers un gouffre supposé naturel, inné, et donc nous paraissant inévitable ; ce qui est FAUX, c’est un préjugé qu’il importe de dénoncer fermement.

Je m’explique. Aliéner la volonté d’autrui ou se laisser aliéner la sienne, souvent sous forme de « servitude volontaire » dénoncée à juste titre par La Boétie, nous amène à la problématique du pouvoir : sa nature, à qui le remettre et comment ? Donc au régime politique permettant de vivre plutôt en paix qu’en guerre. Or il n’existe que deux pouvoirs : le bon et le mauvais. Le mauvais est évidemment le « pouvoir sur… ». Sur autrui, la femme, l’enfant, le faible, l’ignorant, le malade, l’esclave, nos amis les bêtes, mais aussi les richesses et les ressources de la Nature ; lequel pouvoir nécessairement aliène toute volonté et donc le destin collectif.
C’est lui, et seulement lui, qui est à l’origine des guerres. Et ceci quelle que soit la nature d’autrui, humains, non-humains ou richesses. Ce pouvoir toxique, en 5.000 ans, a aliéné le destin de toute la planète vers les effondrements économiques, écologiques, politiques et sociaux. Or ni la science ni la raison humaine éclairée n’est capable de nous sortir de cette impasse. Et encore moins les gouvernants de cette mondialisation dite « heureuse » !
Pour en sortir, nous devons accepter l’inacceptable pour la raison humaine : l’altruisme. C’est-à-dire, poser autrui, quel qu’il soit, comme tout aussi important que soi-même. Ce qui nous amène nécessairement au « pouvoir en commun ». Le seul possible, conforme à notre nature et bienveillant pour tous ! C’est simple. Il impose à tous les protagonistes concernés de participer à l’élaboration, délibération et décision finale. Que nous soyons en couple, en famille ou en peuple, le fonctionnement de ce « pouvoir en commun » restera toujours le même. On ne peut y échapper sinon nous faisons notre propre malheur.
C’est pourquoi le seul régime politique conféré par notre nature profonde est la démocratie directe que je qualifie de spirituelle-laïque pour toutes les raisons que j’explique dans le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous ce processus démocratique universel inné, alors nous pourrons restituer le pouvoir souverain aux peuples et bâtir un monde en paix. Il ne tient qu’à nous, les peuples, et seulement à nous, de nous sauver et surtout sauver la planète qui ne nous souffre plus. Qui ne supporte plus nos mensonges politiques, écologiques et économiques !
Grand merci pour votre patience.
Jean-Charles Conti, Draguignan, le 22 avril 2026
Pour approfondir cette vision d'une société réconciliée avec le pouvoir citoyen, découvrez le livre et le projet sur www.aucoeurdespeuples.org