Guerre et Spéculation
Franceinfo titre le 04 avril 2026 : « Flambée des prix des carburants: quel est l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur les tarifs dans les stations-service près de chez vous et sur les ruptures de stock ? » Et de préciser : « Cette flambée générale des prix est la conséquence directe de celle du baril de pétrole dont les cours se sont envolés du fait du blocage du détroit d'Ormuz… » Or le site Ouest-France annonce, un mois après le début des hostilités : « La ministre déléguée à l'Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a assuré, ce mercredi 1er avril 2026 sur TF1, qu'il n'existait à l'heure actuelle "aucun risque de rupture d'approvisionnement" en carburant dans les stations-service… »
De quoi s’agit-il en réalité ? Uniquement de spéculation des groupes financiers qui distribuent les énergies, avec TotalEnergies en tête qui vient de réaliser un milliard de bénéfice supplémentaire en un mois. Or je n’entends aucun commentateur médiatico-politique la dénoncer, alors que les Français l’ont parfaitement bien compris. Notamment le fait incontestable que l’Etat français fait également des supers profits.
La spéculation, qu’il ne faut pas confondre avec l’investissement, s’avère être le cancer principal de nos sociétés depuis 5.000 ans et surtout depuis l’organisation économique libérale au XVIIIème siècle (cf. le commerce triangulaire des noirs) et néolibérale au XXème (cf. Il faut s’adapter de Barbara Stiegler).

Or la question qui s’impose est la suivante : Pourquoi le peuple n’est-il pas dans la rue ? Parce qu’il se sait impuissant. L’une des raisons : l’expérience des Gilets Jaunes, mains arrachées et perte des yeux. Mais il existe une cause plus profonde : la servitude volontaire. La Boétie y dénonce l'obéissance des peuples, qui par coutume, habitude et éducation, oublient leur droit naturel à la liberté. Il affirme que le pouvoir du tyran ne vient pas de sa force, mais du consentement volontaire du peuple.

En face, il y a eu des révoltes (Spartacus), des jacqueries au Moyen-âge et même des révolutions (la révolution anglaise en 1688, en France en 1789 et 1848 dans toute l’Europe, celle aussi de 1917 en Russie ou la révolution « des œillets » au Portugal, etc.) Mais rien n’a changé : les riches continuent à s’enrichir sur le dos des peuples et les laissent dans leur pauvreté. Ce cynisme s’avère toujours le cas en 2026.
Alors que faire ? Ma réponse utopique (une utopie est un rêve qui pourrait se réaliser). Finir d’éduquer les citoyens. Comment ? En diffusant dans chaque département l’enseignement « Au cœur des peuples ». Comment ? En ouvrant des antennes d’un parti politique. Pourquoi faire ? Prendre le pouvoir souverain par les urnes, sans violence, et instaurer une démocratie réellement directe : voter nos lois, budgets locaux et nationaux, ainsi que les traités internationaux. Nos représentants seront-là pour organiser et exécuter. Cela suppose le Frexit afin de retrouver notre souveraineté monétaire, financière et économique. Et ainsi mettre en place le concept d’« argent magique » que j’ai repris de Stéphanie Kelton.

Si vous souhaitez mieux comprendre le fonctionnement d’une démocratie directe, avec son « économie spirituelle », son « capitalisme coopératif » et son « argent magique », visitez le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous le processus démocratique universel inné, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » au peuple et bâtir un monde en paix. D’un paradis terrestre, nous en avons fait il y a 5.000 ans un enfer. Il ne tient qu’à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne nous souffre plus. Qui ne supporte plus nos mensonges politiques et économiques !
Grand merci pour votre patience.
Jean-Charles Conti, Draguignan, le 12 avril 2026
Pour approfondir cette vision d'une société réconciliée avec le pouvoir citoyen, découvrez le livre et le projet sur www.aucoeurdespeuples.org