
Du spirituel en politique ?
Pourquoi réintroduire du spirituel en politique et, a fortiori, en économie ? Pour une raison simple. La morale, la vraie, est issue du spirituel et la politique est d'abord une activité morale (la raison ne connaît ni le Bien ni le mal, elle est amorale). Je m'explique.
Commençons par notre versant spirituel composé : 1/ dans la tête, d'une conscience, une volonté et un libre-arbitre. 2/ gravées dans nos cœurs biologiques, l'ensemble des « valeurs universelles » formant la Morale vitale permanente. 3/ entre le cœur (moral) et la tête, un ascenseur spirituel, une transcendance innée, une capacité à nous dépasser.
J'appelle Morale vitale permanente le fait que nous naissions tous avec le Bien en nous. C'est-à-dire l'ensemble des valeurs universelles de l'amour. C'est pourquoi nous disons « je t'aime de tout mon cœur » et non de toute ma cervelle. Et c'est aussi pourquoi jusqu'à l'âge de deux ans, nous sommes altruistes. L'égoïsme n'apparaît qu'après (cf. L'altruisme). Ceci étant posé, pourquoi la politique est-elle d'abord une activité morale ? Parce que toute décision politique se traduit toujours par une loi, un décret, une ordonnance ou un règlement pour ou contre le BIEN commun du peuple, l'intérêt général. Ex. Baisser les impôts des plus riches au lieu d'augmenter le budget des hôpitaux ou des universités est un acte contre le peuple, donc immoral car il n'existe aucun fondement économique ou administratif ou une autre quelconque raison. Autrement dit, quand nous parlons du Bien commun, nous parlons aussi du BIEN tout court, donc de moralité. Ce qui nous plonge dans la morale spirituelle que j'appelle « Morale vitale permanente ». Car défendre le « Bien commun » revient à appliquer les « valeurs universelles » de l'altruisme quand la défense des intérêts personnels n'est, elle, que l'incarnation de l'égoïsme d'une minorité contre la majorité.
De plus, l'art de la politique consiste à exercer le pouvoir. Or nous savons qu'il n'existe que deux pouvoirs : le bon et le mauvais (cf. Les deux pouvoirs). Le bon s'avère donc nécessairement en commun que l'on soit en famille ou en peuple. Ce qui nous ramène à notre question du début : moralité, politique et pouvoir sont des « objets spirituels » qui dépendent de notre versant spirituel. D'où l'importance de le réintégrer dans nos vies quotidiennes.
Au niveau économique, la problématique est la même. Deux théories s'affrontent : l'offre et la demande. Sauf que les deux sont en échecs car fondées sur la spéculation. Or la spéculation, consistant à gagner sur le dos d'autrui, est bien évidemment immorale et viole l'exercice du pouvoir en commun. Il s'agit alors d'inventer une troisième voie que j'ai nommée « Economie spirituelle » dotée d'un « Capitalisme coopératif » en total harmonie avec la « Loi universelle de coopération » issue de la Nature elle-même (cf. Les podcasts du même nom).
En synthèse, le mal qui ronge nos sociétés, particulièrement occidentales, s'avère le stade zéro de la morale religieuse décrit par Emmanuel Todd. Or nous sommes à un moment de bascule où la planète elle-même nous impose, par ses violences déjà-là et avenirs, à éveiller, en nous et en dehors de nous, notre dimension spirituelle innée perdue depuis cinq mille ans (cf. La Chute néolithique). Cette dernière est présente depuis au moins cent mille ans (depuis que nous creusons des tombes pour nos amours) tandis que les religions organisées n'ont que cinq mille ans, surtout utilisées pour soumettre les peuples.
Si vous souhaitez mieux comprendre l'histoire de la Chute néolithique, le fonctionnement des valeurs universelles, communes à toute l'humanité, la nature de la politique et des deux pouvoirs, je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous le processus démocratique universel inné, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » aux peuples et bâtir un monde libre et en paix. D'un paradis terrestre, nous en avons fait il y a 5.000 ans un enfer. Il ne tient qu'à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne supporte plus nos mensonges politiques, écologiques et économiques !
Jean-Charles Conti, Draguignan, le 08 juin 2026
Pour approfondir cette vision d'une société réconciliée avec le pouvoir citoyen, découvrez le livre et le projet sur www.aucoeurdespeuples.org