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Comprendre le vrai communisme
Philosophie Politique Jean-Charles Conti

Comprendre le vrai communisme

Pour comprendre Le communisme qui vient, celui qui pourrait nous sauver du péril fasciste (Macron est la figure du tyran), du péril écologique et climatique (comme cet été), il faut faire deux choses simples : raser de votre mémoire l'idée du communisme historique et ouvrir votre esprit à découvrir une nouvelle théorie économique, comme si le mot lui-même n'avait jamais existé. Que cela soit le parti communiste français actuel, Fabien Roussel ou même Jean-Luc Mélenchon, ils ne défendent pas le vrai communisme. C'est-à-dire comment sortir définitivement, ici et maintenant, de ce capitalisme dont les ravages ne sont plus à démontrer. Ils cherchent seulement à aménager l'actuel capitalisme.

Livre : Le communisme qui vient de Bernard Friot

Le communisme qui vient — Bernard Friot

En revanche, l'économiste et sociologue Bernard Friot, âgé actuellement de 80 ans, a consacré toute sa vie universitaire à bâtir une vraie proposition communiste fondée sur la véritable nature des femmes et des hommes qui constituent toute l'humanité. Son communisme, en tant que système économique fondé sur la nature du travail, est universel. Ou encore, son communisme s'avère le versant économique de la véritable Démocratie directe, spirituelle-laïque que je défends avec force et conviction.

Dans mon site www.aucoeurdespeuples.org, j'ai montré, de manière incontestable, que notre démocratie représentative était contre-nature, j'insiste, contre la nature des femmes et des hommes qui constituent toute l'humanité. De même, le capitalisme est, depuis son origine, contre-nature, quelle que soit sa formule libérale, néolibérale ou ordolibérale. Pour une raison simple : il est contre-nature d'aliéner la volonté d'autrui, donc son destin (cf. le podcast La loi sacrée du destin). Or, tous les régimes politiques, passés et présents, monarchies, dictatures ou nos propres démocraties, cherchent, au final, à aliéner la volonté des peuples.

Comment concrètement ? En dépossédant les peuples des moyens de production de biens et services. Voilà ce qu'il y a de contre-nature et pourquoi tous les systèmes économiques échouent. Depuis 5.000 ans (cf. le podcast La Chute néolithique), les « propriétaires-dominants » (aujourd'hui la classe bourgeoise) ont volé aux peuples, par la violence, les richesses et ressources offertes gratuitement à toute l'humanité par la Nature.

Que nous enseigne Friot ? Là encore, c'est simple à comprendre : restituer la propriété d'usage de toutes les productions aux travailleuses et travailleurs, les seuls qui produisent tout depuis 5.000 ans. Les élites dominantes, jadis religieuses, aujourd'hui républicaines, ne produisent strictement rien. Dès lors, la thèse centrale du communisme de Friot se fonde sur un composant de la nature humaine : le travail est consubstantiel à l'être humain. Nous sommes le travail, dit-il ! Le travail n'est plus une activité comme une autre, un moyen de subvenir à nos besoins : il est propre à l'homo economicus. Or le capitalisme a perverti la notion de travail en l'excluant de sa propre nature et, par suite, de la citoyenneté.

Friot, dans Vaincre Macron aux Éditions La Dispute, p. 102, propose de restituer trois droits économiques à tout citoyen majeur de 18 ans, résidant en France, jusqu'à sa mort :

« 1. le premier niveau de qualification avec le salaire à vie correspondant (quel que soit, redisons-le, son passé scolaire, sa nationalité ou son handicap) et un droit à carrière salariale sous réserve de réussite à des épreuves de qualification ; 2. la copropriété d'usage de tout outil de travail qu'il aura à utiliser avec les droits et responsabilités de décision y afférents ; 3. le droit de participer aux instances de coordination de l'activité économique : caisses de salaires, caisses d'investissement, jurys de qualification entre autres. »
Livre : Vaincre Macron de Bernard Friot

Vaincre Macron — Bernard Friot

Personnellement, je remettrais la majorité économique à 21 ans, mais on n'en est pas là. J'ai écrit « restituer » car les droits économiques proposés par Friot existent tout simplement depuis que l'humanité est autonome, à la suite de sa rupture ontologique définitive avec le règne animal que je situe il y a environ cent mille ans, depuis que nous creusons des tombes pour nos amours. À cette époque, notre versant spirituel a été formellement mis en place. Autrement dit, nous naissions déjà tous communistes.

Résumons notre versant spirituel. J'ai montré que nous naissions tous altruistes, démocrates, antiracistes et, depuis Friot, communistes. Puis, potentiellement, grâce ou à cause de notre réel libre arbitre, nous pouvons devenir, à partir de l'âge de deux ans, égoïstes, tyrans, racistes et, toujours depuis Friot, capitalistes. Ici, pour une meilleure compréhension, je ne peux que renvoyer le lecteur à l'écoute des podcasts publiés sur mon site.

Dès lors, l'« esprit communiste » nous habitait et, depuis le renversement psychoculturel de la Chute néolithique, nous sommes devenus insidieusement capitalistes. Nous sommes passés d'une relation humaine qualitative, empreinte des « valeurs universelles » altruistes, à une relation quantitative de nature égoïste. Le capitalisme, né de l'égoïsme, n'est donc pas naturel, contrairement au communisme. Cette approche de notre propre nature, de ce que nous sommes tous à la naissance (pas qui sommes-nous ?), est décisive pour nous sauver de nous-mêmes et construire un autre avenir.

Quel rapport entre ma démarche spirituelle et le communisme de Friot ? Tous deux aboutissent à la démocratie directe dans la mesure où le citoyen devient également souverain au niveau économique. Voilà ce que je n'avais pas perçu : il n'y aura pas de réelle démocratie sans démocratie du travail ! Friot invite le travailleur à s'extraire de la subordination du travail capitaliste, destructeur en termes anthropologiques et écologiques, pour passer à la souveraineté du travail communiste, préservant ainsi l'homme et la Nature ; de passer du salaire capitaliste au salaire communiste.

De même, ce que notre auteur nomme « subversion » des déjà-là communistes depuis 1946, je la nomme transcendance spirituelle (cf. le podcast Valeurs universelles, transcendance). En effet, raconte Friot, en 1946, trois ministres communistes (Ambroise Croizat, Maurice Thorez et Marcel Paul) ont bâti, à l'échelle nationale, les prémices du communisme qu'il reprend depuis 20 ans à son compte.

Enfin, la conséquence la plus déterminante de ce communisme réside dans la rupture nécessaire en écologie. Il importe de bien comprendre que sans le communisme de Friot, nous ne sortirons jamais de ce marasme écologique. Pourquoi ? D'une part, parce que les plus-values parasites disparaîtraient. La valeur économique des productions deviendrait des salaires à vie pour tous. D'autre part, nous, les citoyens-producteurs, pourrions supprimer toutes les productions inutiles et entrer dans la nécessaire décroissance. En revanche, nous pourrions travailler, cette fois-ci avec bonheur, davantage en santé et plus longtemps.

Pour le dire avec ses mots, au lieu de fabriquer 30 mauvaises pommes, on en produira une seule, mais la bonne. Le PIB sera le même, mais en salaires à vie au lieu de quantité de mauvais produits, lesquels attaquent notre santé et celle de nos amis les bêtes. Mieux encore, la pauvreté disparaît. C'est là tout le génie économique de Bernard Friot.

Une dernière question. Depuis 20 ans, avec courage et détermination, ce retraité parcourt toute la France de conférence en conférence, publie sans cesse et pourtant ses travaux, évidemment remarquables, restent ignorés du plus grand nombre, alors qu'ils sont déterminants pour notre avenir en commun. Pourquoi ?

Si vous souhaitez aborder notre nature double, avec son versant spirituel, une autre approche de la politique et sa transcendance (un ascenseur spirituel), la nature des « deux pouvoirs » et le concept d'une Écologie spirituelle, je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous le processus démocratique universel inné, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » aux peuples et bâtir un monde sain, libre et en paix. D'un paradis terrestre, nous en avons fait il y a 5.000 ans un enfer. Il ne tient qu'à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne souffre plus nos mensonges politiques, écologiques et économiques !

Jean-Charles Conti, Draguignan, le 21 octobre 2026

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Pour approfondir cette vision d'une société réconciliée avec le pouvoir citoyen, découvrez le livre et le projet sur www.aucoeurdespeuples.org