
Comment sortir de ce capitalisme ?
Selon ma vision spirituelle du capitalisme, il n'y en a que deux : le bon et le mauvais. Le mauvais est immoral. Il entretient le racisme souvent endormi au fond de nous (cf. l'actualité Origine, nature et conséquence du racisme) pour diviser l'humanité en dominants et dominés. Il ment, cache et dissimule sans vergogne. Il ne sait pas non plus s'autolimiter, il en veut toujours plus. Il ne connaît que le pouvoir toxique (cf. le podcast Les deux pouvoirs). Il est antidémocratique puisque le peuple est une marchandise (le marché du travail !), c'est-à-dire une main-d'œuvre très utile mais qui doit surtout se taire (cf. le podcast Libéralisme, néolibéralisme, définitions). Il est foncièrement égoïste et par suite contre-nature dans la mesure où il dévaste la Nature et nie la nature profonde de l'être humain : l'altruisme (cf. les podcasts L'altruisme I & II). Il ne manque pas d'orgueil démesuré puisqu'il s'affiche supérieur, indépassable et irremplaçable. Il est infidèle car sa seule fidélité va à l'argent et n'hésite pas à terrasser ses propres agents quand ils font faillite. Il est liberticide, n'accordant une liberté de penser et d'action qu'à lui-même. Il s'oppose évidemment aux principes d'égalité et de fraternité puisqu'il ne connaît que les hiérarchies malveillantes (cf. le podcast La relation universelle humaine). Il est même un tyran qui se nourrit de la pauvreté et du chômage (cf. Le choix du chômage, de Pompidou à Macron, enquête sur les racines de la violence économique, par Benoît Collombat et Damien Cuvillier). Bref, il a tous les vices et je dois certainement en oublier ! En revanche, il consacre de manière absolue, sacrée et surtout illimitée la propriété privée et de production et exploite, jusqu'à la dernière goutte de sang et de sueur, hommes, femmes et enfants. Il méprise l'idée de peuple et les Droits de l'homme !
Historiquement, il débute au XVIème siècle avec le commerce triangulaire des esclaves. Tout son problème résidait dans comment exploiter les peuples au moins-disant pour s'enrichir ? Le moins-disant fut bien sûr l'esclavage et le servage. Au XIXème siècle, hommes, femmes et enfants étaient à peine payés, juste de quoi survivre misérablement. En revanche, pendant les Trente Glorieuses, ce capitalisme recule, mais se recompose en néolibéralisme aux alentours des années 1970/80, tout en gardant sa structure vicieuse.
Plus concrètement, l'argent, le capital, lui aussi est devenu objet d'appropriation illimitée permettant de spéculer au lieu d'investir dans les Biens communs du peuple. Ces derniers sont réellement apparus après 1945, avec la sécurité sociale, le régime de retraite par répartition, la santé, l'éducation, la culture, les transports en commun et l'ensemble des services publics. Cependant, depuis la mise en place effective du néolibéralisme (1970/80), ces Biens communs s'effondrent d'année en année au profit de ce capitalisme sournois.
S'agissant du bon, son fonctionnement est le même ! MAIS de manière vertueuse, donc morale. La production, distribution et consommation respecteraient les « valeurs universelles » que nous partageons avec toute l'humanité depuis que nous creusons des tombes pour nos amours (au moins 100.000 ans). Il a existé sous sa forme naturelle mais a disparu il y a environ 5.000 ans (cf. le podcast La Chute néolithique) à l'apparition de la propriété privée et son corolaire la dette (cf. Dette, 5000 ans d'histoire de David Graeber).

Dette, 5000 ans d'histoire — David Graeber
Ce capitalisme spirituel organiserait intelligemment un mixte entre capitalisme privé et capitalisme d'État, entre capitaux privés qui circuleraient uniquement dans l'économie privée et capitaux publics qui ne financeraient que les Biens communs (polices, armées, infrastructures, écoles, universités, crèches, hôpitaux, planification écologique, énergies, « salaire à vie » de Bernard Friot, abolition de la pauvreté…). L'argent public (celui du peuple) ne servirait plus à spéculer (comme c'est le cas actuellement) mais uniquement à investir au profit des peuples. Ce bon capitalisme cesserait aussi d'endetter les peuples (cf. le podcast La dette gouverne les peuples). Il importe de bien comprendre ceci : le plus grand vice du capitalisme actuel réside dans la confusion systématique de l'argent privé et public. La séparation de leur circuit est essentielle ! (cf. le podcast L'Argent magique, ça existe).

L'enjeu du salaire — Bernard Friot
Au niveau privé, deux possibilités : celle des entreprises actuelles et les SCOP (Société coopérative de production) qui existent déjà. Les SCOP sont des entreprises privées, appartenant à leurs employés, lesquelles appliquent la réelle démocratie (cf. le podcast Les deux démocraties) et permettront de sortir de l'intérieur, de métamorphoser ce mauvais capitalisme en un « Capitalisme coopératif » au profit de tous. À ce jour, 10% des entreprises sont des SCOP. Il suffit de tendre vers 50% en deux ou trois générations.
Comment faire ? En s'appuyant sur le seul réel qui pourra arrêter le mauvais : la Nature, celle qui nous permet de vivre, se nourrir, se loger, se vêtir, se chauffer… Or, c'est à priori la première année où nous ressentons sa vive « colère » dans notre propre chair (les canicules récurrentes, les forêts brûlent et les sols se déshydratent. Les grands fleuves, comme le Rhin et le Danube, n'ont jamais été autant asséchés). Ce capitalisme matérialiste va donc s'effondrer, un jour ou l'autre, grâce à la Nature. Certes ! Mais pour se recomposer comment ? À ce point d'analyse, nous avons un choix : laisser faire ce capitalisme fascisant et destructeur ou s'ouvrir à notre dimension spirituelle et prendre notre destin en mains ?
De quoi s'agit-il (cf. le podcast La loi sacrée du destin) ? D'abord en revenant à la base de ce que nous sommes toutes et tous : à la fois corporels et spirituels (non-religieux). C'est-à-dire en éveillant en nous les « valeurs universelles ». Il en existe une cinquantaine (cf. son podcast et celui sur Nos origines spirituelles). Puis en s'ouvrant au communisme défendu par Bernard Friot et Bernard Vasseur (cf. Le Communisme qui vient). Ce communisme, qui protège « les communs », je l'ai nommé de mon côté « Capitalisme coopératif ». Il est fondé sur la « Loi universelle de coopération » pratiquée par la Nature elle-même (cf. son podcast).
Pourquoi l'ai-je nommé ainsi ? Le communisme anticapitaliste n'accorde pas, à tort, une valeur positive aux capitaux privés. Les capitaux privés sont nécessaires pour l'économie privée en SCOP ou autres. MAIS ! Les capitaux publics (l'Argent magique du peuple) sont tout aussi primordiaux pour assurer les investissements nécessaires dans les Biens communs. Sans eux, il n'existerait pas de saine économie privée. Nous pouvons critiquer la Chine pour son idéologie antidémocratique, mais son communisme-capitalistique fonctionne si bien qu'il en devient même dangereux pour le reste de l'humanité. En effet, ce capitalisme fascisant, despotique, liberticide, inégalitaire et non-fraternel, violant les Droits de l'homme et de la femme, nous pend au nez. C'est précisément ce que recherchent les élites mondiales et leurs milliardaires, à l'instar des Trump. Sauf que les Chinois sont beaucoup plus intelligents !
En synthèse. 1/ S'appuyer sur la « colère » de la Nature et retrouver notre nature profonde (versant spirituel). 2/ Organiser les capitaux privés, le travail et la production de biens et de services utiles en SCOP (versant matériel). 3/ Soutenir l'économie privée, non en la finançant avec l'argent public comme actuellement (énorme faute morale volontaire), mais en développant le financement public des Biens communs (réunion du matériel et du spirituel).
Sinon, nous persisterons à nourrir ce capitalisme ravageur et contre-nature, défendu par toutes les Droites (y compris le RN) et même la fausse Gauche qui bigle à droite depuis 1983, date à laquelle François Mitterrand a retourné sa veste. Sa vraie Gauche n'a même pas duré 3 ans (retraite à 60 ans, augmentation du SMIC, nationalisations utiles, abolition de la peine de mort, et puis… plus rien !) Soumission au post-libéralisme selon le mot de Gaël Giraud.
Si vous souhaitez aborder notre nature double, avec son versant spirituel, une autre approche de la politique et sa transcendance (un ascenseur), ses « deux pouvoirs », le bon et le mauvais, ainsi que la Loi universelle de coopération et la Relation universelle humaine, je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous le processus démocratique universel inné, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » aux peuples et bâtir un monde libre et en paix. D'un paradis terrestre, nous en avons fait il y a 5.000 ans un enfer. Il ne tient qu'à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne supporte plus nos mensonges politiques, écologiques et économiques !
Jean-Charles Conti, Draguignan, le 22 août 2026
Pour approfondir cette vision d'une société réconciliée avec le pouvoir citoyen, découvrez le livre et le projet sur www.aucoeurdespeuples.org