
Climat et politique
En 1972, le rapport Meadows avertit que « Si les tendances actuelles de croissance de la population mondiale, de l'industrialisation, de la pollution, de la production alimentaire et de l'épuisement des ressources se poursuivent sans changement, des limites seront atteintes au cours des cent prochaines années. Et en découlera vraisemblablement le déclin, rapide et incontrôlable, de la population et de la production industrielle. »
Depuis 1990, date du premier rapport sur l'évolution du Climat, le GIEC alerte…
En 2009, une équipe internationale fixe neuf limites planétaires à ne pas dépasser. En 2025, 7 limites sur 9 sont dépassées.
En juillet 2026, après la polémique sur la climatisation du pays face aux canicules, les Français subissent plus de 8.000 départs de feu sur 25.000 hectares. Et nous ne sommes qu'au milieu de l'été. Ma question : comment expliquer 50 ans d'irresponsabilité politique face au réchauffement climatique ?
Côté politique, Robert Poujade, premier ministre de l'Environnement de la Vème République avait qualifié « ce poste de l'impossible » dans un livre sorti en 1975.
En 2010, le gouvernement de François Fillon abandonne l'instauration d'une taxe carbone pourtant promise par Nicolas Sarkozy. Chantal Jouanno, secrétaire d'État chargée de l'écologie, se dit « désespérée » par cette décision. Elle est vertement recadrée par le Président.
En 2013, Delphine Batho dénonce les lobbyings et est démissionnée par François Hollande.
En 2018, Nicolas Hulot, Ministre de l'écologie, annonce du jour au lendemain sa démission pour les mêmes raisons. Il déclare cesser de se mentir à lui-même et cautionner un gouvernement qui ne fait rien en la matière.
En 2025, les lois Duplomb I & II facilitent l'utilisation des pesticides, la construction de méga-bassines et des très gros élevages.
En 2026, la loi d'urgence agricole, adoptée à l'été, les projets de stockage d'eau (bassines), simplifie les normes pour les bâtiments d'élevage, et autorise à nouveau certains pesticides. Delphine Batho, à nouveau députée et ancienne ministre de la Transition écologique, réagit à l'adoption du projet de loi d'urgence agricole, le lundi 20 juillet, à l'Assemblée nationale et en appelle à Emmanuel Macron. Monique Barbut, Ministre actuelle de la Transition écologique, dépose sa démission, rattrapée au fil par Macron.
Bref, la politique écologique est absente depuis 50 ans. Même si le ministère chargé de l'écologie a été renommé « ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le Climat et la Nature », la France surchauffe et brûle ! Et ce sera le cas pour les prochaines années, de manière illimitée.
En parallèle, en 1973, Pompidou Président et Giscard Ministre des finances imposent à la France de se financer auprès des marchés alors que de Gaulle avait financé la reconstruction de la France auprès de la Banque de France à taux quasi zéro. Signe de l'adoption de l'économie néolibérale qui aura pour conséquence durant les mêmes 50 ans d'enrichir les possédants au détriment des peuples et de la Nature. En 2026, la dette souveraine des Français s'élève à près de 3500 Mds€ et ses intérêts annuels à 77 Mds€. Du coup, tous les ans, depuis 50 ans, les politiques de tout bord insistent sur le drame de la dette pour nous imposer l'austérité, sans la diminuer, et poursuivent la même économie néolibérale qui enrichit les possédants et massacre l'écologie, la biodiversité, le vivant et le combat contre le réchauffement climatique.
Pourquoi je vous propose ce parallèle, certes à grands traits, entre écologie et économie ? Parce que l'une ne va pas sans l'autre. Notez que je mets en cause l'ensemble de la classe politique et financière, de Droite comme de Gauche, sur une durée d'un demi-siècle. Il s'agit donc d'un système organisé, d'une conscience volontaire et non d'une irresponsabilité passagère par négligence. Lequel système dit quoi ? Qu'il faut choisir entre, d'un côté, le combat pour l'écologie, la biodiversité et le réchauffement climatique et, de l'autre, l'économie néolibérale, installée désormais au niveau mondial, pensée à partir de 1929, la Grande crise, et qui, aujourd'hui, révèle son cynisme vis-à-vis des peuples. Lesquels sont, en réalité, déshumanisés et chosifiés. Dit plus trivialement, équivalent à du bétail que l'on peut tondre sans limite. Et qu'importe si leur laine brûle !
Cet été, nous vivons tous les conséquences du climat, des crises morale, économique, politique, sociale et environnementale. Alors je nous pose la question : quel programme politique et économique, construit et financé (nombre d'économistes l'ont validé), propose une réelle rupture écologique et sociale ? L'Avenir en commun des Insoumis. Tous les autres partis, que je qualifie de « néolibéraux » puisqu'ils persistent à pratiquer le même système économique, vont, contrairement aux discours des médias, conduire la France à la faillite, comme ce fut le cas de la Grèce. Quand ? Je ne sais pas. Mais, si nous ne faisons rien, c'est de l'ordre de 10 ou 15 ans, voire en 2050 maximum.
C'est donc une contre-vérité, un énorme mensonge que propagent les médias officiels : Mélenchon = danger = faillite. Pourquoi ? Parce qu'ils défendent leur bifteck. Rappelons que 90% des médias sont aux mains de milliardaires. Et il en est de même pour nos responsables politiques qui, de même, ne pensent qu'à leur siège financièrement très confortable. Et cela, nous le savons tous. Ce que nous percevons moins, c'est le combat économique souterrain derrière les anathèmes, les insultes et les contre-vérités.
Si vous souhaitez mieux approcher l'histoire de l'économie libérale et néolibérale, la nature de l'argent magique, ma proposition d'une Économie spirituelle avec son Capitalisme coopératif, je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous le processus démocratique universel inné, celui qui fait réellement défaut à nos politiques, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » aux peuples et bâtir un monde économique sain, libre et en paix. D'un paradis terrestre, nous en avons fait il y a 5.000 ans un enfer. Il ne tient qu'à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne supporte plus nos mensonges politiques, écologiques et économiques !
Jean-Charles Conti, Draguignan, le 24 juillet 2026
Pour approfondir cette vision d'une société réconciliée avec le pouvoir citoyen, découvrez le livre et le projet sur www.aucoeurdespeuples.org