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Capitalisme
Économie Jean-Charles Conti

Capitalisme

Il y a un avant la propriété et sa dette qui en découle ; et il y a un après depuis 5.000 ans que j’ai nommé la « Chute néolithique ». Avant, les échanges étaient fondés sur une relation économique gratuite entre les humains. Les richesses et les ressources de Mère-nature étaient offertes aux humains de manière illimitées, gratuites et non-remboursables (cf. podcast Argent magique). La rareté n’était jamais valorisée ni quoi que ce soit d’autre. Cet « avant » s’avère primordiale pour comprendre le « après », ce qui m’a permis de concevoir un « Capitalisme coopératif ». Après la Chute, la sédentarisation (auparavant propriété commune) se pervertie en propriété privée. Et la domestication en pouvoir toxique. La loi du plus juste se corrompt en loi du plus fort. De plus, la propriété privée induit nécessairement l’idée de dette (cf. Dette, 5000 ans d’histoire de David Graeber). En effet, si l’un devient propriétaire, nécessairement autrui ne l’est plus et devra payer un tribut. Une dette qu’il n’avait jamais contractée. De la même manière, un enfant naissant en France aujourd’hui contracte une dette de 52.000€. Laquelle augmente chaque jour de 2.670€ et ceci à l’infini. Certes, cet enfant ne la remboursera jamais directement mais le pouvoir financier toxique s’en sert pour imposer l’austérité au peuple, après avoir volé chaque année les bénéfices de son travail.

Ce vol économique et financier n’est pas du capitalisme mais l’apogée du libéralisme en néolibéralisme. Pendant 100.000 ans, la relation économique était gratuite. Depuis 5.000 ans, la relation économique, les échanges se monnayent. Vers 2.600 ans, l’argent apparut afin de faciliter le monnayage. Le proto-capitalisme est né permettant de capitaliser l’argent. Mais comme les possédants en veulent toujours plus, le capitalisme s’est aussi perverti. La réponse fut les premières formes de communisme, comme l’Ordre des Templiers ou les monastères. Ou encore nombre de villes du moyen-âge organisées en autogestion collective.

Quoi qu’il en soit, depuis 5.000 ans, les peuples ont été volés par la violence. Depuis, 50 ans, le néolibéralisme les vole sans violence mais avec comme arme la « fabrique du consentement ». Quand il y a une révolte, comme celle des Gilets jaunes, la violence réapparaît. La question n’est donc plus d’opposer le capitalisme au socialisme ou au communisme. Mais de sortir de cette confusion en économie : il existe deux économies, la bonne et la mauvaise. La bonne réside dans un capitalisme d’investissement au profit du Bien commun (infrastructures, universités, services publics…) où les échanges sont équitables et respectent les « valeurs universelles ». Je l’ai nommé « Capitalisme coopératif ». Et la mauvaise consiste à fabriquer des lois malveillantes qui permettent de canaliser les profits dans un seul sens : du peuple aux possédants. Avec leurs profits, les possédants prêtent aux Etats (donc aux peuples), lesquels profits viennent donc gonfler leurs dettes souveraines. Et le cercle vicieux est bouclé ! Observez que tous les ans, les peuples sont déficitaires alors que tous les ans ce sont eux qui produisent les bénéfices. Où vont-ils et comment ?

Toute la rhétorique actuelle consistant à faire payer les riches, comme la taxe Zucman, n’est que poudre aux yeux. Même M. Mélenchon est complice. Il sait, ils savent, les économistes savent bien ce que je viens d’expliquer. Intuitivement nous le savons aussi.

Si vous souhaitez mieux comprendre le fonctionnement d’une Economie spirituelle sur la base d’un Capitalisme coopératif, fonctionnant avec de l’ « argent magique », je vous invite à visiter le site www.aucoeurdespeuples.org (tout y est gratuit). Le jour où nous serons une majorité à éveiller en nous le processus démocratique universel inné, alors nous pourrons restituer le « pouvoir en commun » au peuple et bâtir un monde en paix. Il ne tient qu’à nous, les peuples, et seulement à nous, de sauver la planète qui ne nous souffre plus. Qui ne supporte plus nos mensonges politiques, écologiques et économiques !

Grand merci pour votre patience.
Jean-Charles Conti, Draguignan, le 18 avril 2026

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